Les fourmis et la coccinelle

Puce transportant une feuille, illustrant la légèreté et la mobilité dans la nature.

Elles avancent en file indienne, imperturbables.

Six petites pattes de chitine noire aux reflets cuivrés battent le sol en rythme, multipliées par cent, deux cents, mille. Une colonne lustrée remonte la piste, une autre la descend. La première est chargée de graines et de feuilles découpées comme de la dentelle, la seconde marche à vide, l’air déterminé.

Les fourmis sont légion. Notre planète en abriterait 20 millions de milliards selon la dernière estimation. Une légion de centurions portée par une intelligence collective imparable, efficace, saisissante. Une légion sans égo, sans individualisme. Les fourmis sont des insectes sociaux qui manient altruisme et collaboration. L’union fait la force, et permet de survivre plus longtemps. Les fourmis le prouvent, elles se relaient depuis 120 millions d’années. Dans nos mégalopoles bondées, je compte plus de fourmis que d’êtres humains. Elles doivent avant tout cette réussite évolutive à leur comportement coopératif. Quand une tâche doit être réalisée, chaque individu se coordonne avec ses voisins, ses frères et sœurs. Il n’y a pas de contremaître. Personne ne donne d’ordre, personne ne supervise. Chaque fourmi participe de son propre chef à l’action collective en fonction de son degré de sensibilité à l’ouvrage. Les plus motivées démarrent, puis stimulent les autres, et le recrutement continu commence. Les fourmis sont influencées par le stimulus de l’action.

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