Crise d'asthme

Repérer les signes de gravité
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La respiration qui se fait plus difficile et sifflante, l’impossibilité de parler lors de la crise ou encore une fréquence respiratoire qui s’accélère… il s’agit probablement d’une crise d’asthme sévère. Il est temps de consulter un médecin en urgence !

Les chiffres sont éloquents : 10 % des enfants et 5 % des adultes souffrent d’asthme. Pour 10 % d’entre eux, il s’agit d’une forme sévère. Chaque année, 2000 personnes décèdent d’une crise d’asthme, soit plus de 5 décès par jour, faute d’un traitement administré à temps pour juguler cette asphyxie. D’où l’intérêt de repérer les signaux d’alarme à temps.

BRONCHOSPASME

L’asthme est lié à la contraction des petits muscles des bronches et des bronchioles qui conduisent l’air vers les alvéoles pulmonaires. C’est le « bronchospasme ». Résultat, l’air passe difficilement dans les bronches rétrécies et produit un sifflement, à l’expiration surtout, facilement audible par le patient comme par l’entourage. La nuit, l’asthme se manifeste parfois par des crises de toux et une insomnie.

QUAND LE TRAITEMENT N’EST PAS SUIVI

Si l’asthme ne survient pas au hasard (voir encadré), force est de constater que c’est le manque d’adhésion au traitement qui constitue le facteur de risque principal dans la survenue d’une grosse crise. D’après une étude de 2004, bien suivre son traitement, être suivi par son médecin et éviter les contacts allergisants (voir encadré) permettraient d’éviter 7 hospitalisations sur 10 !

REPÉRER LES SIGNES DE GRAVITÉ

Si une respiration sifflante n’est pas en soi un signe de gravité, elle constitue un signal d’alarme et nécessite le traitement efficace de la crise par l’aérosol utilisé habituellement par le malade (Ventoline®, etc.). Mieux vaut donc l’avoir sur soi en permanence. Gare en effet à l’aggravation de la crise qui justifie une hospitalisation en urgence :
> Crise d’une durée supérieure à 20 minutes, a fortiori lorsque la difficulté respiratoire s’accentue.
> Augmentation de la fréquence respiratoire au-delà de 30 inspirations par minute.
> Impossibilité de parler, avec pour conséquence une difficulté pour appeler les secours.
> Augmentation de la fréquence cardiaque au-delà de 120 pulsations/minute.
> Troubles de la conscience, comme une somnolence.
> Apparition de sueurs ou d’une agitation.
> Apparition d’une cyanose des lèvres et des extrémités (coloration bleutée).
Enfin, quelques symptômes permettent d’anticiper l’arrivée d’une crise grave, comme une perturbation du sommeil ou une respiration sifflante, au moins une fois par
semaine.

… ET CONSULTER UN MÉDECIN EN URGENCE

Inspirez une ou deux bouffées de votre aérosol bronchodilatateur dès qu’apparaissent les premiers sifflements expiratoires. Bien utilisé, il permet en général de stopper la crise et d’éviter qu’elle ne passe au niveau supérieur. Mais attention, en cas d’inefficacité, il faut éviter d’en abuser. En effet, les études montrent que l’abus des bronchodilatateurs peut s’avérer dangereux. Au-delà de 20 minutes, et si le bronchodilatateur est inefficace, consultez votre médecin ou rendez-vous dans un service d’urgences. Reste également le recours au 15 (Samu) ou au 18 (pompiers).  En attendant les secours, asseyez vous pour mieux respirer et penchez-
vous en avant.

FACTEURS DE RISQUE

ÉCHAUFFEZ-VOUS AVANT LE SPORT
Échauffez-vous pendant une demi-heure avant d’effectuer votre sport favori, en extérieur surtout. En effet, une crise d’asthme peut apparaître dans les 5 à 10 minutes qui suivent un effort brutal, du fait d’un assèchement soudain des muqueuses respiratoires. Prenez une ou deux bouffées de bronchodilatateur 15 minutes avant l’effort et 10 minutes après, en cas de gêne persistante.

Lutter contre les facteurs de risque en évitant notamment les contacts allergisants permet de diminuer la fréquence des crises graves :
> Pollution atmosphérique
> Périodes à risque pollinique. Attention aux orages dont les pluies font éclater les grains de pollens, entraînant le largage de petites particules allergisantes dans l’atmosphère
> Mauvaise utilisation des bronchodilatateurs
> Reflux gastro-oesophagien
> Exposition au froid sec, dans le cadre du sport notamment
> Surcharge pondérale
> Rhinite allergique. Sa présence multiplie par 3,5 le risque d’asthme entre 20 et 44 ans et par 2,7 en cas de rhinite non allergique
> Animaux de compagnie (chats)
> Allergie aux cafards (blattes)
> Diversification trop précoce de l’alimentation chez l’enfant
> Allergie à l’eau de mer
> Tabagisme (le tabac augmente la gravité des crises)
> Allergies aux plumes de canard
> Allergies aux matériaux de construction (formaldéhyde…)
> Allergies professionnelles (isocyanates, shampooings…)
> Latex
> Origine médicamenteuse (antihypertenseurs)
> Infections (ORL, problèmes dentaires…)
> Stress et anxiété. 25 % des asthmatiques se sentent dans un état extrêmement grave. Ce stress au quotidien majore la survenue des crises.

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