Digitopuncture – La magie des doigts anti-douleur

J’ai tout essayé. Rien à faire : la douleur dans le ventre m’accompagne partout, tout le temps, me salue le matin et me fait des clins d’œil lorsque je crois qu’elle dort, la nuit. Voilà des années, elle m’a réveillée brutalement à l’aube, si violemment que je me suis rendue aux urgences sans tarder, la mort dans l’âme, résignée à entendre "vous avez une appendicite, il faut vous opérer". Mais le chirurgien lui-même a hésité, et m’a finalement renvoyée chez moi, ma douleur sous le bras. Et tout le monde s’est désintéressé de l’affaire, parce que personne ne savait ce que j’avais.

Toutes les deux, nous avons passé un pacte : d’accord, j’acceptais de l’héberger, mais en échange elle me promettait de diminuer en intensité, afin que la cohabitation soit supportable. Et nous avons vécu ensemble, ma douleur et moi, pendant ces six dernières années, aucune d’entre nous ne se risquant à donner un coup de canif dans le « contrat ».

Et puis une amie m’affirme un jour s’être débarrassée d’insomnie grâce à la digitopuncture. Vous me direz, quel rapport entre les insomnies et une douleur au ventre ? Aucun. Mais je me suis dit qu’on arrivait à la fin du bail, et que je n’avais pas envie de signer pour 6 nouvelles années avec ma douleur.

Digito ou acupuncture ?
« Les lois de la digitopuncture sont les mêmes que celles de l’acupuncture. Les deux techniques se complètent très bien. Le mot digitopuncure a d’ailleurs été créé par analogie à partir du mot acupuncture. Une création impropre, en l’occurrence, car de nos jours plus personne ne parle le latin (tout se perd…). Acupuncture vient du latin « acus » qui signifie « aiguille » et de « punctura » « piqûre ». La digitopuncture serait donc littéralement la « piqûre avec les doigts« .

Le terme de « digitopression » que l’on voit parfois apparaître me paraît plus approprié. Mais il semble que le mot « digitopuncture » (qui vaut quand même mieux que « acupression ») soit définitivement adopté. On obtient de meilleurs résultats en associant plusieurs techniques de médecine chinoise (aiguilles et doigts, pour les « punctures » mais aussi plantes, diététique, etc. Mais, pour les réfractaires aux aiguilles, souvent le cas des enfants, la technique décrite aujourd’hui est déjà très utile.« 

CONTACTS :
Association Française d’acupuncture
9 Rue de l’Église, 75015 Paris – Tél : 01 43 20 26 26

SIATTEC (Syndicat Indépendant des Acupuncteurs Traditionnels et des Thérapeutes en Énergétiques Chinoises)
221, rue des Frères Lumière 84130 LE PONTET – Tél : 04 90 03 72 54

UFPMTC (Union des Professionnels de Médecine Traditionnelle Chinoise)
BP 294 75464 Paris Cedex 10 – Tél : 06 19 95 26 75

SMAF (Syndicat des Médecins Acupuncteurs de France)
79 rue de Tocqueville, 75017 Paris

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