Entretien avec Marion Kaplan, autrice de « Keto-biotique »

marion kaplan

Fatigue, brouillard mental, prise de poids : et si ces symptômes étaient le signe d’un métabolisme au ralenti ? Dans son nouvel ouvrage, la bio-nutritionniste et naturopathe passionnée, Marion Kaplan, tire la sonnette d’alarme : notre alimentation sucrée, industrielle et trop abondante empêche notre métabolisme de brûler des graisses pour créer de l’énergie. Pour y remédier, l’experte nous explique comment apprendre à connaître le fonctionnement de son propre corps et retrouver ainsi une énergie durable.

Rebelle-Santé : Pourquoi est-il important de remettre notre métabolisme au cœur de notre santé ?

Marion Kaplan : En nutrition, on entend beaucoup de choses contradictoires. Pour ma part, je veux montrer que, dans notre société où nous consommons des produits ultra-transformés, où les gens grignotent et où il y a un véritable afflux de sucre jamais vu auparavant, il est essentiel de comprendre le fonctionnement de notre métabolisme. En réalité, il est toujours le même que celui de l’Homo sapiens il y a plus de 300 000 ans ! Notre pancréas, notre foie, nos intestins ne peuvent pas supporter cette abondance alimentaire à laquelle nous faisons face aujourd’hui, ni cette toxicité liée aux sucres, aux farines, aux sodas, etc.

Comment mangeaient les Homo sapiens ?

À l’époque, le sucre n’existait pas ou alors en toutes petites quantités, avec des fruits de saison. L’être humain était carnivore et chasseur-cueilleur. Il y avait des moments où il ne mangeait pas car il n’y avait tout simplement rien à manger. Il faisait aussi naturellement le jeûne intermittent : lorsqu’il se levait le matin, il n’allait pas chercher à manger dans son frigo ! Il fallait aller chasser ou cueillir et cela induisait un jeûne naturel. C’est pour cette raison que je ne suis pas d’accord avec ceux qui disent que le petit déjeuner est très important : le premier repas est important, certes, mais il ne doit pas obligatoirement être pris au réveil. Il doit être mangé quand on a faim, une chose qu’on a un peu oubliée, puisqu’on mange par automatisme.

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