IPA : à quand l’ouverture de postes pour ces super infirmières ?

Groupe de professionnels de santé en uniforme médical dans un environnement hospitalier lumineux, illustrant la collaboration et le soin aux patients.

Des experts des Universités du Texas (à Houston) et de Dundee (en Écosse) ont proposé, dans les Annals of Global Health, une compilation d’articles montrant qu’une nette amélioration de la prise en charge des patients pourrait être obtenue grâce aux IPA (infirmières en pratiques avancées). Ces infirmières, qui ont complété leur formation par un master, ont une fonction à cheval entre leur métier premier et celle du médecin. Mêmes si elles ne décident pas seules des traitements, elles les appliquent, réalisent les soins, surveillent l’état des patients (les suivent en cas de pathologie chronique) et font le lien avec les médecins. Elles peuvent aussi prescrire certains examens et adapter ou renouveler les traitements, ajuster la prise en charge. Leur rôle est essentiel et, à ce sujet, les conclusions de la revue sont éloquentes.

Les IPA améliorent l’accès aux soins, la qualité des prises en charge et la gestion des maladies chroniques. Elles représentent une solution idéale pour répondre à la pénurie médicale, au vieillissement de la population et à la complexification des parcours de soins.

Malheureusement, en France, très peu de postes sont encore ouverts (environ 4000) et les autorités annoncent un besoin important. Leur nombre devrait passer à 15 000 d’ici 2030. Encore faut-il que les moyens suivent… En écrivant ce texte, je pense à ma petite sœur de cœur, qui a suivi le parcours pour se former et qui peine à trouver un poste d’IPA dans son secteur… Un comble !

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