La feuille d’artichaut...

...pour une meilleure digestion
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On mange sa fleur, et sa feuille nous fait digérer…

Son nom latin Cynara aurait été emprunté à une jeune fille très belle qui refusa les avances de Zeus. En colère, le dieu la changea en plante épineuse ! Oui, l’artichaut dérive du chardon sauvage, un chardon maintenant cultivé dont on déguste la fleur très développée…
Chez nous, le plus courant est le Camus, gros artichaut venu de Bretagne. Dans le sud de la France, on lui préfère les petits violets, si tendres lorsqu’ils sont jeunes qu’ils se dégustent crus.
Riche en potassium, bien connu pour activer l’élimination, il apporte aussi du magnésium et contient de l’inuline, un sucre complexe qui lui donne des caractéristiques très intéressantes ; en effet, l’inuline est un prébiotique, c’est-à-dire qu’elle nourrit la flore intestinale et, par ailleurs, elle serait bénéfique sur les taux sanguins de sucre et de cholestérol…

DES FEUILLES POUR LE FOIE

Les Égyptiens, déjà, connaissaient les vertus digestives de la feuille d’artichaut. On l’a donc, de tout temps, employée pour cela… Chez les Grecs et les Romains et, de génération en génération, les traditions ont perduré ! C’est depuis le début du XXe siècle que les chercheurs se sont davantage penchés sur les vertus thérapeutiques de la plante. Et, au milieu du siècle, des Italiens ont découvert son principal actif, la cynarine. C’est à cette substance surtout que l’on doit l’efficacité des feuilles d’artichaut pour stimuler le foie et la vésicule biliaire ; sans doute à elle aussi que revient le mérite des bons résultats obtenus sur le taux de cholestérol.
De nombreux médicaments prescrits pour améliorer la digestion contiennent de l’extrait d’artichaut. Plusieurs études ont montré que c’était un remède très efficace en cas de syndrome du côlon irritable (colopathie fonctionnelle). Évidemment, au marché et sur l’étal du maraîcher, c’est le bouton floral que l’on trouve, celui dont on se délecte !
Pour la feuille, il faut s’adresser à un maraîcher, ou en planter dans son jardin, ou bien encore se contenter d’extraits, sous forme de capsules, gélules ou comprimés à avaler.

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