La fracture de la rotule : rare, mais préoccupante

Rien de tel que de percuter le tableau de bord de sa voiture avec son genou lors d’un accident ou de chuter sur un sol dur, genou à plat, pour souffrir d’une fracture de la rotule.

La fracture de la rotule (os autrement appelé patella) est une pathologie plutôt rare. On l’estime à 1 % de l’ensemble des fractures de l’adulte, avec une moyenne d’âge de 48 ans. Elle peut survenir lors d’une simple chute sur le genou (54 % des cas), dans les accidents de la route, quand le genou vient percuter le tableau de bord, et dans les accidents de la voie publique (28 %), ou encore dans les chutes de lieux élevés (14 %). Sans surprise, l’âge avancé constitue un risque supplémentaire de fracture complexe.

Bouclier naturel

La rotule est arrimée sur son bord supérieur au quadriceps par l’intermédiaire du tendon quadricipital, et à son bord inférieur à la face antérieure du tibia par l’intermédiaire du tendon rotulien. Cet os mobile, placé devant le genou, permet à la jambe l’extension par la simple contraction des muscles antérieurs de la cuisse (quadriceps). La rotule sert également de bouclier osseux naturel destiné à protéger le fémur et le tibia dont les cartilages sont fragiles. Selon la sévérité de l’impact, la fracture ne se limite pas toujours à la rotule et peut englober le fémur et/ou le plateau tibial.

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