Communauté
Boutique
JE M’ABONNE

Votre magazine de santé naturelle

L’arbre aux mouchoirs

Il y a des arbres fétiches, présumés guérisseurs, que les humains couvrent de mouchoirs, tissus et bandelettes, des Vénérables transformés en épouvantails de couleur vibrant dans le vent.
Il y a des arbres qui ont, harmonieusement et de manière innée, leurs branches habillées de cotonnades et d’étoffes.
Ceux-là sont-ils les porteurs sacrés des désirs et des vœux de Dame Nature ?
Dans mon jardin, flottent des blancheurs virginales…

• Nom commun : arbre aux mouchoirs, aux pochettes, aux fantômes, aux colombes.
• Genre et espèce : Davidia involucrata.
• Famille : NYSSACEAE : arbres et arbustes – feuilles simples et alternes – fleurs en inflorescences – fruit : une drupe.
• Origine supposée : Chine.



L’arbre aux mouchoirs est un arbre à l’écorce brun-gris et écailleuse pouvant atteindre les 15 mètres de hauteur.

Les petites inflorescences globuleuses apparaissent en mai-juin. Elles sont constituées d’une majorité de fleurs mâles à plusieurs étamines aux anthères rouge-pourpré, et d’une seule fleur bisexuée mais que l’on peut considérer comme une fleur femelle car composée d’un proéminent ovaire vert entouré d’étamines souvent avortées, c’est-à-dire non fonctionnelles.

Les inflorescences pendantes sont coiffées de 2 grandes bractées blanches de longueurs inégales (pouvant atteindre 15 cm de long) qui tomberont dès que les fleurs mâles se faneront.

Les feuilles font songer à celles du tilleul. Feutrées sur l’envers, elles ont des nervures bien apparentes. Cordées, dentées et acuminées (pointe longue et effilée), elles sont longuement pétiolées.

Les fruits ressemblent à des noix. Ce sont des drupes charnues vertes qui brunissent au fil du temps. Elles sont comestibles une fois blettes.

Magazine

Produit

Pour aller plus loin

L’arbre aux chatons de soie

J’ai descendu dans mon jardin…

“Dans mon jardin, il y a un arbre qui, l’hiver, se pare de pendeloques végétales blanc-argenté, sortes de longs stalactites opalescents. Les illuminations colorées qui parsèment les villes et les chaumières n’ont pas sa poésie. Ici, pas d’artifices, juste la nature qui semble mettre un point d’honneur à célébrer ces fêtes de fin d’année. Sans excès, sans nuisances, en toute humilité.”

Le cornouiller

… et vous vous dites : « Laissons-la dans son jardin, de toute façon, il n’y a rien à admirer à cette période de l’année, et en plus, il fait froid ». Allons, ne vous laissez pas abattre, enfilez pulls, chaussettes, moufles, écharpe et bonnet, et suivez-moi.

Le charme

“… Notre âge, qui se rue aux luttes convulsives,
Te voyant immobile, a douté que tu vives,
Et ne reconnaît plus en toi d’hôte sacré.
Ah ! moi, je sens qu’une âme est là sous ton écorce ;
Tu n’as pas nos transports et nos désirs de feu,
Mais tu rêves, profond et serein comme un dieu…”

Extrait de À un grand arbre, de Victor de Laprade.