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L’argile, une terre aux mille vertus

Des Égyptiens au Dr Valnet

On retrouve l’utilisation de l’argile à travers les époques et dans différentes cultures. Il y a 3000 ans, l’Égypte fut son premier creuset. Les médecins et embaumeurs connaissaient parfaitement les propriétés antiseptiques et purificatrices de ce remède.

Les Égyptiens l’utilisaient pour purifier les corps lors de la momification, pour soigner les blessures de la peau, vaincre les inflammations et les maladies internes. Les Grecs de l’Antiquité, quant à eux, l’avaient baptisée “terre de Lemnos” car Lemnos était l’île de la Mer Égée, la plus riche en argile. Ils l’utilisaient pour le traitement des fractures, des affections de la peau (brûlures, érysipèle), mais aussi contre les morsures de serpents ou les piqûres d’insectes.

Les explorateurs célèbres ont tous, dans leur carnet de voyage, noté l’utilisation de cette terre de “santé”. Marco Polo rapporta que les pèlerins se rendant dans la ville sainte de Niabar “étaient souvent atteints de fièvre tierce ou quarte qu’ils chassaient en absorbant un peu de la terre rouge située près de la cité”.

Au Tibet, les autochtones consommaient et consomment encore aujourd’hui une argile de couleur rouge pour éviter les goitres liés à la vie en altitude.

La consommation d’argile connue sous le nom de “géophagie” (manger de la terre) est donc ancestrale. Elle était absorbée à travers le monde entier pour ses propriétés de santé, notamment par les femmes enceintes, en Afrique et en Asie, pour réduire les nausées.

Puis, à la fin du Moyen Âge, l’utilisation de l’argile a commencé à tomber en désuétude, jusqu’à être complètement oubliée au XVIIIe siècle au profit de l’essor prodigieux de la science.

Il fallut attendre la fin du XIXe siècle pour que ce remède oublié ne ressorte enfin de l’ombre.

Ce sont des naturopathes allemands, Adolf Just, l’abbé Sebastian Kneipp et Louis Kuhne, qui ont alors démocratisé l’emploi de l’argile et contribué à son utilisation dans le cadre de traitements naturels. Le Dr Valnet, fondateur de l’aromathérapie moderne, lui a ensuite redonné ses lettres de noblesse dans les années 1960, à la suite d’un voyage en Indochine. Il avait remarqué que les paysans “salissaient” l’eau avec de l’argile avant de la boire. Ce fut pour lui une des preuves empiriques de son efficacité.

Hormis son utilisation thérapeutique, l’argile est un matériau fort apprécié dans l’industrie, pour ses propriétés désinfectante et désodorisante, mais aussi pour la fabrication de matériaux de construction ou la fabrication de porcelaine. Commune et bon marché, elle mérite que l’on pense plus souvent à elle, et plus particulièrement pour son intérêt en matière de santé car elle est d’une utilisation très simple et peut venir à bout de bien des maux.

Jaune, rouge, verte, blanche, grise, bleue… Il en existe de différentes couleurs, mais toutes sont constituées principalement de silice (50 %) et d’alumine (14 %). Les différentes colorations sont dues aux minéraux qui entrent dans leur composition dans des proportions variables : fer, chaux, magnésie, oxydes alcalins, cuivre, calcium, phosphore…

Toutes ont des propriétés assez comparables, même si leur richesse en minéraux spécifiques accentue certaines de leurs vertus. Ainsi, l’argile blanche, très pure, convient bien aux peaux sensibles, mais c’est généralement la verte, la plus courante, que l’on utilise pour se soigner.

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