Les éoliennes et la faune

Comment concilier éoliennes et biodiversité ?
Rubrique

Les éoliennes, hachoirs à oiseaux et à chauves-souris ? C’est l’un des principaux arguments des opposants aux aérogénérateurs. Pourtant, même la Ligue de Protection des Oiseaux (LPO) soutient le développement des éoliennes. Mais elle y met certaines conditions.

Par Emmanuel Thévenon

« Jusqu’à récemment, les oiseaux avaient le ciel pour eux », rappelle, avec un brin de nostalgie, l’ornithologue britannique Ian Newton, grand spécialiste de la migration de la gent aviaire. En une centaine d’années, avions, hélicoptères, immeubles de grande hauteur, lignes à haute tension… ont envahi leur espace vital. L’arrivée d’éoliennes géantes (plus de 150 m de haut) accentue encore la pression. On compte aujourd’hui environ 3 500 turbines en activité en France, soit un peu plus de la moitié de l’objectif fixé pour 2020 dans le cadre du Grenelle de l’environnement. 
La mortalité des oiseaux est liée à leur collision avec les pales des éoliennes, dont l’extrémité peut tourner à plus de 200 km/h ! Même les chauves-souris, au sonar pourtant très fin, ne peuvent les éviter. La chaleur dégagée par la nacelle attire en outre les insectes dont elles sont friandes… Enfin, certains chiroptères meurent sans présenter de trace de coup. Ils seraient victimes d’un choc lié à la baisse brutale de la pression de l’air au voisinage des pales, provoquant une hémorragie interne fatale.

DES CHIFFRES TRÈS VARIABLES
Indéniablement, les éoliennes peu­vent tuer, mais dans quelles proportions ? Les études sont pour le moins contrastées.

SURTOUT LES MIGRATEURS
Tous les oiseaux ne sont pas touchés avec la même ampleur par les éoliennes. Ce sont les migrateurs qui paient le plus lourd tribut à l’énergie du vent. Ils souffrent surtout la nuit, quand ils sont attirés par les lumières qui signalent les turbines, ou par mauvais temps, quand ils doivent voler à basse altitude.

NÉCESSAIRE ADAPTATION
Comment réduire l’impact des éoliennes sur la biodiversité ? La Ligue de Protection des Oiseaux (LPO) poursuit depuis 1995 un travail de fond sur la question.

ESPOIR POUR LES CHAUVE-SOURIS
Faute de spécialistes en nombre suffisant sur le territoire français, on connaît mal en revanche les populations de chauves-souris, leurs répartitions, leurs habitudes migratoires… Les études d’impact auront au moins eu la vertu d’enclencher ces travaux, au point qu’aujourd’hui les développeurs de parcs financent la moitié de la recherche hexagonale sur les chiroptères !

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