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Les néonicotinoïdes tueurs d’abeilles à nouveau autorisés

Dans un communiqué, l’association Agir Pour l’Environnement explique qu’on va à nouveau donner l’autorisation aux producteurs de betteraves d’utiliser ces produits toxiques alors que rien ne le justifie.

“Pour la seconde année consécutive, le Conseil de surveillance ‘néonicotinoïdes’, présidé par le député de la majorité Grégory Besson-Moreau, vient d’émettre un avis favorable à un projet d’arrêté de dérogation permettant le traitement des semences de betteraves avec des insecticides de la famille des néonicotinoïdes.

À la lecture des documents transmis aux membres de ce Conseil de surveillance, force est pourtant de constater que la principale menace motivant les néonicotinoïdes n’existe plus ! En effet, le prélèvement d’adventives permettant de déterminer l’état des réservoirs viraux indiquait qu’en 2020, 23,14 % des tests étaient positifs, mais seulement 0,88 % en 2021 !

Les données disponibles, transmises aux membres du Conseil de surveillance, démontrent que :

– les pertes de rendement de 2020 ne concernaient pas toutes les zones de culture,

– l’hiver 2020-2021 avait connu des évènements de gel qui avaient invalidé la prétendue nécessité de traitement validée l’année précédente,

– il n’y a pas de corrélation nette entre les traitements 2021 et les rendements obtenus,

– le risque pour la saison 2022 est faible.

Dans ce contexte, pour l’agronome Jacques Caplat, secrétaire général d’Agir Pour l’Environnement et membre de ce Conseil de surveillance, ‘autoriser à nouveau l’utilisation de ces pesticides ultra-toxiques et ultra-rémanents, sans même zoner l’autorisation ni prévoir de ‘clause de revoyure’ pour intégrer d’éventuels épisodes de gel, revient à utiliser une enclume pour tuer un moustique’.

Il ajoute : ‘Une dérogation à l’interdiction des néonicotinoïdes doit être, au regard de l’article 53 du règlement européen sur les produits phytosanitaires, ‘limitée et contrôlée en raison d’un danger qui ne peut être maîtrisé par d’autres moyens raisonnables’. En réalité, il s’agit ici pour la filière sucrière d’un contrefeu pour faire oublier la casse sociale provoquée par la suppression des quotas betteraviers. Il serait plus économique et écologique d’organiser une indemnisation des agriculteurs réellement touchés et un plan de sauvegarde de la filière, plutôt que de déverser des produits toxiques tout en lançant une vaste agitation coûteuse de prétendues expérimentations.’ Sans admettre ces dimensions, le Conseil de surveillance, réuni dans une sucrerie de Cristal Union, a émis un avis favorable, passant outre les positions hostiles des associations.”

Et les humains continuent leur destruction…

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