L’infarctus en 10 questions/réponses

Rubrique

Une barre dans la poitrine, un essoufflement soudain… deux des signes qui peuvent traduire un début d’infarctus du myocarde. Gros plan sur la première cause de décès en France.

1. À QUOI CORRESPOND UN INFARCTUS ?

L’infarctus du myocarde, appelé plus communément « crise cardiaque », correspond à une nécrose du tissu cardiaque dans le territoire qui n’est plus vascularisé par la coronaire, autrement dit l’une des deux artères nourricières du cœur, les artères coronaires droite et gauche.

2. EST-CE TOUJOURS MORTEL ?

Non, mais un décès est toujours possible si tout le muscle cardiaque est défaillant ou lorsqu’un trouble du rythme vient compliquer l’infarctus, comme lors d’une fibrillation ventriculaire par exemple.

3. QUELLE DIFFÉRENCE AVEC L’ANGINE DE POITRINE ?

L’angine de poitrine (angor) correspond à une lésion assez stable de la coronaire, bouchée, mais pas complètement obstruée. Contrairement à la douleur d’infarctus, la douleur d’angine de poitrine cède rapidement à la prise du traitement (dérivés nitrés) et au repos.

4. POURQUOI LA CORONAIRE SE BOUCHE-T-ELLE ?

Le plus souvent, l’occlusion est liée au développement d’une plaque d’athérome dans la paroi interne de la coronaire, qui encrasse l’artère.

5. QU’EST-CE QU’UN SYNDROME CORONARIEN AIGU ?

Accident qui précède la survenue de l’infarctus du myocarde, le syndrome coronarien aigu correspond à la rupture d’une plaque d’athérome au niveau d’une artère coronaire. Une obstruction complète fait craindre la survenue d’un infarctus.

6. COMMENT SE MANIFESTE L’INFARCTUS ?

Classiquement, l’infarctus se manifeste par une violente douleur dite « constrictive » dans la poitrine, juste derrière le sternum, qui s’apparente à un écrasement ou un serrement intolérable.

7. PEUT-ON SOUFFRIR D’UN INFARCTUS SANS ÉPROUVER DE DOULEUR ?

Oui, et c’est un piège pour le patient (attention chez le diabétique !), sa famille et parfois même pour le médecin ! En effet, dans certains cas, la douleur peut être plus modérée, voire absente.

8. QUE DOIT-ON FAIRE EN CAS DE SUSPICION D’INFARCTUS ?

Contactez immédiatement le 15 !

9. COMMENT SE MANIFESTE L’ARRÊT CARDIAQUE ?

La victime paraît flasque, endormie. Elle ne répond pas aux questions et ne bouge pas, même lorsqu’on la stimule par pincements de la peau. Les pupilles sont dilatées ou en voie de dilatation et on ne perçoit plus les pouls (poignet, carotide, aine…).

10. QUE DOIT-ON FAIRE ALORS ?

Après avoir contacté le 15, faites un massage cardiaque puis du bouche-à-bouche dans un second temps.

QUELQUES CHIFFRES :
-
120 000 personnes sont victimes chaque année d’un infarctus du myocarde.
- L’infarctus cause environ 50 000 décès par an. Parmi eux, 12 000 surviennent pendant la crise.
-
Effet bénéfique de l’appel au 15, moins de 5 % des personnes victimes d’un infarctus pris en charge par le SAMU en décèdent.
-
90 minutes : c’est le délai qui peut permettre de sauver le tissu cardiaque en voie de né- crose lorsque le traitement est effectué dans les temps (fibri- nolyse au domicile du patient ou angioplastie dans un centre spécialisé).

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