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Low poo, No poo

Moins ou pas de shampooing… c’est, paraît-il, la nouvelle recommandation pour “laver” les cheveux, et les produits pour suivre cette tendance se multiplient. Avantages et inconvénients…La mode (car c’en est une) vient des États-Unis, d’où son nom. “Poo” est le diminutif de shampoo, shampooing en anglais. “Low” veut dire moins, “No” est assez clair : c’est pas du tout.

Pourquoi ?

Le phénomène est né du rejet des substances chimiques utilisées dans les shampooings classiques, comme les sulfates (parmi lesquels certains tensioactifs moussants) suspectés d’abîmer les cheveux, ou les silicones (utilisées pour apporter de la brillance, gainer et adoucir les fibres capillaires) qui les alourdissent.
Dans la lignée du “moins, c’est mieux”, la logique de cette tendance préconise donc de se passer de shampooing. Et l’environnement n’y est pas perdant, puisque c’est autant de rejets de matières plus ou moins polluantes en moins dans les réseaux d’évacuation des eaux.

Mais cela veut-il dire qu’on doit afficher une tignasse sale et grasse, mal coiffée tous les jours de l’année ? Que nenni ! Car si le “low poo” et le “no poo” évitent les shampooings, ils les remplacent… par d’autres produits cosmétiques !

Comment ?

L’idée est donc de ne plus “laver” ses cheveux, mais de les “nettoyer”… avec un après-shampooing. De préférence sans silicones, évidemment (ce qui n’est pas si simple à dénicher, sauf en cosmétique bio qui se les interdit).
Le rituel est à peu près le même qu’avec un shampooing classique : on répartit le produit sur le cuir chevelu et les cheveux, on masse du bout des doigts, et on rince.
Pas de gain de temps ni de réelle économie d’eau, donc… mais bon, ça peut être un choix.

Et pour les cheveux, ça marche ?

Selon les adeptes de la méthode, cela suffit pour avoir des cheveux d’un aspect propre et doux.
Les tutoriels les plus autorisés qui l’expliquent sur Internet conseillent tout de même une exfoliation régulière du cuir chevelu en cas d’inconfort, et notamment de démangeaisons…
Mais surtout, il apparaît que cette nouvelle routine est loin de convenir à tous les types de cheveux. Si elle semble convenir à ceux qui sont crépus, très frisés ou très secs, les “testeuses” aux cheveux fins ou tout simplement normaux se montrent bien moins enthousiastes avec chevelures raplapla, racines grasses et tête au look négligé au rendez-vous.

Et pour l’industrie cosmétique, ça marche ?

Là, la réponse est oui, et sans ambiguïté ! Parce qu’à toute nouvelle tendance correspondent de nouveaux produits ! Selon le cabinet de consulting Kline, le segment des conditionneurs purifiants a enregistré une croissance exponentielle depuis 2014, avec la plus forte hausse des ventes de tous les après-shampooings dans les salons.
Et on voit même apparaître sur le marché des “shampooings no-poo” et des “après-shampooings lavants” !
Ou comment réinventer le shampooing 2-en-1 qui lave et conditionne les cheveux… Mais en le parant de termes à la mode (ce ne sont plus que crèmes lavantes douces ou conditionneurs purifiants)… et en ajoutant quelques euros au prix de vente.

Au final, devinez qui gagne le plus… avec ce moins ?

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