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Rendre la ville comestible “Vergers urbains”

Il fut un temps où “Paris nourrissait Paris”. Au XIXe siècle, la capitale drainait depuis ses environs tous les produits nécessaires pour alimenter la population et, à l’intérieur de la ville, nombreux étaient les petits espaces dédiés à la culture vivrière pour compléter au quotidien les besoins alimentaires des habitants. La densification de l’urbanisation, les révolutions industrielles puis la mondialisation des échanges ont changé la donne. Aujourd’hui, l’agriculture urbaine ne peut plus prétendre jouer un rôle déterminant dans l’approvisionnement de la capitale. Pourtant, l’idée de cultiver des légumes et des fruits en ville ou même d’y élever quelque bétail fait son chemin. Au sein d’associations et de collectifs, les habitants se mobilisent pour défendre la place de la nature en ville et inspirent les nouvelles politiques publiques dans les projets d’urbanisation et de transition écologique.

La zone au sud de la porte de la Chapelle, “La Presqu’île” comme disent les habitants, est un des quartiers les plus populaires de la capitale. Historiquement enclavé entre les voies ferrées de la gare du Nord et de la gare de l’Est, il est, avec ses friches industrielles et ses 80 % d’habitats en HLM, au cœur des enjeux autour du Grand Paris, sans oublier la future Arena des Jeux Olympiques de 2024, le projet de campus universitaire et la construction massive de logements. Face à ces transformations de grande ampleur, les habitants se mobilisent pour avoir leur mot à dire sur les évolutions de l’espace public. C’est dans ce cadre qu’est née en 2012 l’association des Vergers Urbains pour défendre la place de la nature en ville à travers des projets d’agriculture urbaine vivrière.

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