Syndrome du canal tarsien

Un nerf coincé dans le pied !
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Des douleurs dans les orteils ou sous la plante du pied, un engourdissement inhabituel en position debout, en marchant ou en courant ? Autant de signes qui évoquent un syndrome du canal tarsien, autrement dit une compression d’un nerf du pied.

Ce syndrome du canal tarsien (SCT), ou tunnel tarsien, appartient à la famille des « syndromes canalaires », à l’instar de la maladie de Morton (Voir BS n° 88) ou du syndrome du canal carpien. Rappelons que les syndromes canalaires correspondent à la compression d’un nerf, coincé dans un espace restreint et inextensible constitué par les os, les tendons, les ligaments et les vaisseaux. Autrement dit, tout ce qui va augmenter de volume dans cet espace confiné, parois y compris, peut comprimer le nerf, l’irriter pour le rendre douloureux au fil du temps.

SOUS LA MALLÉOLE INTERNE
La compression s’exprime au niveau du canal tarsien, connu également sous le nom de «  canal tibio-astragalo-calcanéen interne de Richet  ». Plus précisément, il se situe en arrière et sous la malléole interne. Le tunnel abrite notamment le nerf tibial postérieur et ses branches (nerf plantaire interne et externe), le tendon fléchisseur propre du gros orteil ainsi que des artères et des veines.

DES ENGOURDISSEMENTS…
A l’instar des autres syndromes canalaires, le SCT se manifeste par des picotements et des engourdissements (impression de pied mort) au niveau de la plante du pied et des orteils.

… DANS CERTAINES POSITIONS
Les symptômes du SCT se manifestent plutôt la nuit, en position debout ou en position accroupie prolongée sur les avant-pieds. Ils peuvent survenir également pendant la course à pied du fait d’une sollicitation accrue de la cheville,  et donc de la malléole interne, de façon progressivement croissante.

DIAGNOSTIC
Les examens complémentaires permettent de confirmer l’existence d’un SCT. Reste ensuite à en connaître l’origine. L’électromyographie met en évidence un ralentissement de la conduction de l’influx nerveux le long du nerf tibial postérieur par rapport à l’autre pied. L’échographie, les radiographies et l’IRM peuvent identifier un processus compressif.

REPOS
Le repos est nécessaire et s’accompagne parfois de la pose d’une résine autour de la cheville et du pied pendant une quinzaine de jours. Les anti-inflammatoires en pommade, des massages localisés, et si nécessaire le port d’une orthèse plantaire (soutien de voûte et coin supinateur) destinée à modifier la statique du pied en cas d’anomalie, vont diminuer les symptômes.

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