Tombe, tombe, tombe la pluie : une eau si précieuse…

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Ça fait des années que nous n’avions pas vu autant d’eau dans mon Sud… Là où je vis, nous avons de la chance, nous ne risquons pas les inondations. La pluie se contente de remplir les ruisseaux ou transforme quelques champs de la plaine du Lauragais en mini zones humides. Mais, à l’est du département, du côté de la Haute Vallée de l’Aude et des Corbières, ou plus au nord vers la Montagne Noire, ces pluies ont été parfois catastrophiques.

Le changement climatique accentue les évènements naturels extrêmes dans nos pays jusque-là tempérés : inondations, tempêtes, sécheresses.

Les inondations ne surgissent pas seulement du ciel, elles surviennent sur des territoires modifiés par des décennies de décisions où l’eau a été canalisée, contenue, déplacée. (…) Fin 2025, de l’Hérault, en France, à Safi, au Maroc, jusqu’à la Californie, aux États-Unis, des territoires très différents se sont retrouvés les pieds dans l’eau. (…) Pourquoi l’eau déborde-t-elle à certains endroits et pas à d’autres ? (…) Urbanisation intensive, artificialisation des sols, rectification des cours d’eau, drainage des zones humides, remembrement agricole : en l’espace de cinquante ans, les paysages ont été profondément transformés. (1)

(1) Inondations : quand le risque est fabriqué, Nicolas Vignot, water-guette.fr

Et, selon Ilian Moundi, ingénieur en résilience climatique, on ne peut plus se contenter de réparer les dégâts après les inondations, il faut adapter l’occupation des sols au bon fonctionnement du cycle de l’eau en y intégrant les effets du changement climatique. En milieu urbain ou à la campagne, des solutions existent et il est plus que temps de les mettre en œuvre, en respectant la nature au lieu de vouloir la contraindre.

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Pour nous prémunir du risque de nouvelles pandémies…

« Voir un lien entre la pollution de l’air, la biodiversité et la Covid-19 relève du surréalisme, pas de la science », déclarait Luc Ferry dans L’Express du 30 mars 2020, contredisant ce qu’affirme pourtant la soixantaine de scientifiques du monde entier que Marie-Monique Robin a pu interroger pendant le premier confinement. Son livre La Fabrique des pandémies réunit ces entretiens dans une enquête passionnante qui explique comment la déforestation, l’extension des monocultures, l’élevage industriel et la globalisation favorisent l’émergence et la propagation de nouvelles maladies. Non seulement la pandémie de Sars-CoV-2 était prévisible, mais elle en annonce d’autres.