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Toujours un peu de charbon chez soi

Faisant des recherches sur le charbon actif, je suis tombée sur la biographie de Pierre-Fleurus Touéry, un pharmacien de génie du début du XIXe siècle. Cet homme courageux (ou téméraire, ou peut-être un peu fou même !) a testé le charbon comme antidote… Après avoir mis son chien à l’épreuve, il a lui même avalé, devant les membres de l’Académie de Médecine de l’époque, une dose mortelle de strychnine (poison extrait de la noix vomique), puis, sans attendre, une dose de charbon actif…

Et il n’a pas été malade. Évidemment, il n’est pas question de faire la même expérience, mais il est bon de se souvenir de l’anecdote pour garder toujours chez soi un peu de charbon actif dans la pharmacie, bien utile en cas d’intoxication et à prendre toujours sans attendre (dans les 3 ou 4 heures maximum après ingestion d’un aliment avarié ou champignon suspect…). Et c’est excellent contre les ballonnements et les flatulences, rappelons-le. 

Précisions dans le n° 235

« Dans le numéro de Rebelle-Santé de mars dernier, on peut lire un petit article sur le charbon végétal. Je suis toujours étonnée et contrariée de constater que des avertissements ne sont pas donnés sur la prise de ce remède. Dans certaines émissions culinaires à la télévision, le cuisinier utilise ce charbon comme colorant naturel mais il ne donne pas d’avertissements ! Attention danger, le charbon peut nuire gravement à la santé pour ceux qui ne connaissent pas ses propriétés. Il absorbe tout. Les désagréments d’une mauvaise digestion mais aussi les principes actifs d’un médicament. Il faut donc le prendre 3 à 4 heures avant ou après la prise d’un traitement médical quand on en suit un. Une femme qui prend la pilule, si elle n’est pas avertie, risque de tomber enceinte, un cardiaque va se trouver mal, un greffé, se retrouver aux urgences dans un état grave… Le charbon aura fait son rôle, le grand nettoyage, du bon et du mauvais. Habituellement, les personnes traitées sont averties. Le vendeur devrait questionner l’acheteur de charbon, en principe… 

Ayant travaillé pendant 40 ans dans le milieu médical, j’ai pu constater que des patients avaient des notions médicales bien particulières. Qu’ils géraient leur traitement à leur idée. Une grande diabétique m’a expliqué, par exemple, que parce qu’il faisait très chaud (c’était l’été), elle avait arrêté la prise de ses médicaments et mangeait beaucoup de fruits. Le résultat de son taux de glycémie était alarmant (…). Souvent, les gens ont des idées reçues ou comprennent mal le fonctionnement de leur organisme ou des traitements. Ils peuvent prendre du charbon… parce qu’ils ont découvert ses vertus à la télé, dans une revue… sans précautions.

Alors méfiance, il faut informer un maximum les gens qui veulent prendre ce produit. La chicorée utilisée en décoction est aussi un très bon remède pour les problèmes d’intestins. Pour moi, c’est efficace. Si le charbon inhibe le principe actif du médicament, le jus de pamplemousse, à l’inverse, le multiplie, au lieu d’avoir pris un comprimé, c’est comme si on en avait pris 10 ! Ne jamais avaler son comprimé, sa gélule avec du jus de pamplemousse. Mais combien le savent ? »

Brigitte B. de Paris

Merci Brigitte ! Oui, en effet, le charbon est merveilleux mais doit être avalé loin des médicaments, comme le jus de pamplemousse.

Sophie Lacoste

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Pour aller plus loin

Le charbon végétal actif

L’emploi du charbon actif remonte à l’Antiquité. Plusieurs pays comme l’Égypte, l’Inde, la Grèce, l’Amérique latine s’en servaient pour ses propriétés médicinales. Les Égyptiens avaient élargi son utilisation et l’employaient pour purifier l’eau, pour soigner les problèmes intestinaux ou encore pour désodoriser, comme les Mayas en Amérique latine. Hippocrate, le père de la médecine, en faisait une utilisation médicinale.