Les triglycérides

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On parle beaucoup du cholestérol, à juste titre, et moins souvent des triglycérides, ces autres lipides qui circulent dans notre sang. De quoi s’agit-il ? Quelles sont les valeurs normales ? Sont-ils dangereux en cas d’excès ?

À l’instar du cholestérol et surtout du mauvais cholestérol, l’excès de triglycérides n’est pas bon pour la santé. Trop nombreux, ils doivent être considérés comme un signal d’alarme car on les retrouve très souvent associés à des facteurs de risques cardio-vasculaires, tels que diabète, alcoolisme, hypercholestérolémie bien sûr, mais aussi obésité et même tabagisme. En clair, même si des triglycérides élevés n’exposent pas autant à des problèmes coronariens que le mauvais cholestérol, ils font craindre l’existence de facteurs de risques pour les coronaires.
D’un point de vue biologique, les triglycérides sont issus de «l’estérification du glycérol par trois acides gras». Qui dit acides gras dit… lipides ! Notre alimentation occidentale en apporte environ 120 g par jour, contre 1 g de cholestérol seulement. Ils vont être stockés dans l’organisme sous forme de cette graisse qui entoure nos organes, constituant également les bourrelets et autres poignées d’amour.

VALEURS NORMALES
Le taux normal des triglycérides est compris entre 0,5 et 1,5 g par litre de sang. Il est naturellement plus élevé chez l’homme et chez la femme enceinte lors du dernier trimestre. Au terme de la grossesse, le taux peut même doubler pour revenir à la normale deux mois après l’accouchement. Enfin, l’obésité, la pilule contraceptive et le tabac peuvent augmenter les taux de triglycérides.

TROP DE TRIGLYCÉRIDES
Les médecins parlent d’hypertriglycéridémie à partir de 2 g/Litre. Au-delà de 6 g/L, les triglycérides peuvent provoquer une pancréatite en bouchant les canaux pancréatiques du fait de leur nombre et de leur volume, créant ainsi une inflammation du pancréas. De nombreuses circonstances pathologiques entraînent un excès de triglycérides : alcoolisme, diabète mal équilibré, insuffisance rénale ou encore infarctus du myocarde. Il s’agit d’hypertriglycéridémies dites « secondaires ». Dans d’autres circonstances, c’est l’organisme qui fabrique trop de triglycérides. On parle alors d’hypertriglycéridémies «primitives».

PRISE DE SANG
Une simple prise de sang permet le dosage des triglycérides. Il est d’usage d’y associer la mesure du taux de cholestérol. Cet examen nécessite d’être à jeun depuis au moins 12 heures, car un repas modifie le taux des lipides dans l’heure qui suit, taux qu’il peut même doubler !

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