Alexia Authenac - Naturopathe à Toulouse

Chaque mois, nous partons désormais à la rencontre d’un ou d’une thérapeute. Naturopathe, aromathérapeute, ostéopathe, réflexologue, sophrologue, acupuncteur… Faisons mieux connaissance avec ces praticiens qui vous accompagnent ! Aujourd’hui, nous rencontrons Alexia Authenac, naturopathe à Toulouse.

Rebelle-Santé : Quand, comment et pourquoi êtes-vous devenue naturopathe ?

Alexia Authenac : Dans le cadre d’une reconversion professionnelle, il y a 12 ans. Avant, j’étais cadre commerciale dans la santé. Cela se passait très bien mais c’est un métier usant, difficile. J’ai d’abord décidé de me former aux fleurs de Bach (aspect émotionnel), qui m’avaient sauvée d’une crise de panique à l’âge de 22/23 ans. J’étais si reconnaissante à ces fleurs que je voulais le dire aux autres ! Et puis je me suis formée au reiki (aspect énergétique), et alors le champ des possibles s’est ouvert. On voit la vie différemment, on a envie de la vivre différemment. Enfin, je me suis formée en naturopathie pour étudier les plantes, les vitamines, les minéraux, la micronutrition (aspect corporel), bref, le concret. J’avais déjà de solides bases en anatomie, physiologie et physiopathologie du fait de mon précédent métier dans la santé : nous profitions de nombreuses formations scientifiques continues. Ainsi, j’avais un panorama complet de formations pour traiter le corps et l’esprit, et je me suis lancée. Je consulte depuis 10 ans.

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Quels sont vos plus grands succès ?

Juste avant que l’on se parle, j’ai eu une maman au bout du fil au sujet de sa fille de 11 ans que j’avais vue en consultation. Elle a traîné un staphylocoque doré pendant 4 ans, suivie par des médecins qui lui ont prescrit antibiotique sur antibiotique : au bout de tout ce temps et de tous ces traitements, elle avait toujours son staphylocoque, avec un terrible abcès à l’aisselle qui la faisait beaucoup souffrir. Nous avons mis en place ensemble une stratégie globale basée sur les piliers de la santé : alimentation plus saine (moins sucrée), application d’huile de coco (bactéricide) et autres recommandations… Au bout de quelques semaines, son problème avait totalement disparu. Quel soulagement ! Mais je pense aussi à des cas plus courants, comme la gestion du poids.

Qu’apporte la naturopathie pour la personne qui veut perdre du poids ?

Elle accompagne la personne plutôt que de focaliser sur les kilos en trop. Je pense à cette infirmière venue me consulter pour surpoids. Elle était stressée et avait un syndrome métabolique – stockage de graisse abdominale, excès de cholestérol, anomalies glycémiques dérivant vers le diabète de type 2… : son corps s’était mis en mode « stockage ». Nous avons travaillé sur ses émotions puisque c’était le nœud du problème, elle a aussi participé à des ateliers de méditation (voir page 41), a modifié son alimentation et a eu recours à la micronutrition. La perte de poids a été spectaculaire : 7 kilos en 3 mois, mais surtout une femme rayonnante ! Une autre personne, un monsieur, a perdu 8 kilos en deux mois et sans frustration ; sa problématique était totalement différente. À chaque fois, les résultats sont visibles très vite.

Pour quel problème majeur vient-on vous consulter ?

Le stress est à l’origine de 90 % des problèmes que je traite. Même s’il prend des visages différents – surpoids, douleurs, insomnie, crises d’eczéma… – c’est lui qu’il faut traquer. Y compris chez les enfants, qui viennent me voir pour cause de « mal au ventre » (le stress dans 90 % des cas aussi !), de sommeil perturbé également…

Vous proposez par ailleurs des ateliers de méditation ?

Oui. Ces ateliers ont lieu tous les jeudis à 12 h 15, vient qui veut. C’est ouvert à tout le monde, pas seulement à mes clients. Ces ateliers sont liés à ma personnalité : j’aime animer des groupes, transmettre au maximum mon message, même si en face de moi les personnes sont de « niveaux » (de compréhension, d’ouverture) différents. Je n’aime pas m’ennuyer, donc ma pratique doit prendre plusieurs formes, pas seulement se traduire par des consultations. J’anime aussi des ateliers en entreprise, très enrichissants. Tout le monde a droit à plus de sérénité !

Avez-vous eu des échecs parmi vos patients ?

Bien sûr ! Ce sont les fois où les personnes n’ont pas adhéré, parce qu’elles n’étaient soit pas prêtes, soit pas convaincues. Elles sont venues me voir (trop) poussées par un proche : elles voulaient lui « faire plaisir » mais, derrière, n’ont pas mis en place ce dont on avait parlé pendant la consultation. Or, le praticien donne les clés, mais c’est le patient qui met la clé dans la serrure : il y a une démarche personnelle à faire. Cela arrive aussi quand une personne me dit plusieurs fois dans l’année « Il faut que je prenne rendez-vous » mais ne le fait pas. C’est qu’elle n’est pas prête. Ça ne sert à rien de venir « malgré elle », car derrière il faudra changer d’hygiène de vie et faire des efforts. Si, déjà, il n’y a pas la motivation pour prendre rendez-vous, ce sera pure perte de temps, d’énergie et d’argent, et en plus la personne sera en échec.

Vous soignez aussi les animaux ? Les chiens, les chats, les chevaux ?

Oui. J’essaie d’aider les chevaux depuis longtemps ! Notamment concernant la sphère émotionnelle et énergétique, via les fleurs de Bach et le reiki. Suite à des problèmes de fracture et de tendons, ma propre jument a aussi bénéficié d’aromathérapie – des massages aux huiles essentielles (gaulthérie couchée + hélichryse italienne). Et aussi de gemmothérapie – une cure de sapin pectiné – pour l’aider à fixer le calcium et à refaire son squelette. Cavalière, je participe à des concours CSO (= saut d’obstacles), et les fleurs de Bach m’ont aidée à gérer mon stress et à me sentir plus centrée et en connexion avec ma jument. Il y a une nette différence entre « avant » et « après » ces soins, je mémorise mieux le parcours, suis moins stressée donc moins fatiguée, je récupère mieux après les épreuves – ceci aussi grâce à la micronutrition (vitamines, minéraux), que j’utilise également. Et enfin, je médite durant le pansage, juste avant de monter sur le dos du cheval !
Par ailleurs, à la suite de deux cambriolages, j’ai donné du Rescue Remedy (fleurs de Bach SOS) à mes deux chiennes traumatisées. De même qu’après le décès d’un chat, nouveau choc pour l’une de mes deux chiennes ! Avec le reiki, qui apaise et relance les capacités d’autoguérison, je suis aussi venue à bout de problèmes de peau (démangeaisons…) sur deux Bull Terrier. Les crises se sont espacées et étaient moins violentes.

Pour les animaux, pourquoi avoir choisi l’angle des fleurs de Bach et du reiki ?

On ne peut pas tout faire, c’est donc un choix stratégique. Les mentalités bougent doucement. Il y a 15 ans, un ostéopathe qui s’occupait d’un cheval, c’était bizarre. Aujourd’hui, chaque centre équestre fait appel à l’ostéopathe au moins 2 à 3 fois par an. Pourquoi ne pas utiliser d’autres outils pour encore améliorer cela ?

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