La pelouse dans le jardin bio

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Peut-on concilier une belle pelouse et des pratiques de jardinage bio et écoresponsables ?

La question mérite d’être posée ; nous sommes nombreux à apprécier ces étendues vertes homogènes, pour leur esthétique, la fraîcheur qu’elles offrent en été, la possibilité de s’asseoir, de s’allonger, de profiter d’un tapis naturel…

Nous sommes aussi de plus en plus nombreux à nous interroger sur la contradiction entre nos valeurs "bio" et ces pratiques à fort impact environnemental qui garantissent une pelouse parfaite. En ce début d’automne, envisageons quelques solutions conciliant plaisir et bonnes pratiques : le compromis est possible !

Pelouse ou gazon ?

Dans les deux cas, il s’agit d’une étendue d’herbe à base de graminées entretenue régulièrement pour l’ornement ou la détente. Le mot gazon désigne parfois des surfaces plus homogènes, plus artificialisées que la pelouse. Pour parler de nos jardins, utilisons le terme pelouse.

D’où nous vient cet engouement pour la pelouse ?

La réponse est complexe, à la fois historique et sociale. Les pelouses sont très présentes dans le jardin individuel. Elles reflètent la possibilité de disposer d’un espace privé récréatif, d’un accès individuel à un « morceau de nature », nature d’ailleurs « domestiquée » qui prolonge l’espace de vie. Toutes les études s’accordent pour dire que la pelouse individuelle est quelque chose d’important pour nos sociétés.

Les pelouses en quelques chiffres

La culture de la pelouse dans les jardins particuliers s’est démocratisée et "technicisée", représentant presque 60 % des pelouses cultivées en France, soit environ 11 200 km2 (le département du Lot a une surface de 5 216 km2 !).

Avec une surface moyenne d’environ 550 m2, les 12 à 13 millions de jardins privatifs alimentent une véritable économie de la pelouse : semences, engrais, produits de traitement divers, tondeuses... sans parler de l’eau et du travail !

Le budget "pelouse" en euros est difficile à définir, il dépend surtout de la surface de la pelouse et la possibilité de mécaniser le travail. Comptez pour l’installation entre 5 et 8 €/m2 (préparation du sol, fertilisation, semis) ; pour la tonte, 0,5 €/m2 pour une surface supérieure à 500 m2 et 0,2 €/m2 au-delà, sachant que le prix baisse encore pour plus de 2 500 m2 ; pour un désherbage ponctuel, entre 0,7 et 1,5 €/m2, pour l’aération entre 60 et 200 €/m2…

L’empreinte écologique d’une pelouse entretenue de façon "classique"

Elle résulte de l’arrosage, des apports d’engrais et principalement de la tonte ; inutile d’évoquer les désherbants chimiques puisque normalement ils ne sont plus utilisés, car interdits à la vente aux particuliers.

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