84 jours de grève de la faim

Avis à celles et ceux qui pensent ne pas pouvoir jeûner… Certes, lorsqu’il s’agit d’un engagement politique, la motivation est différente, mais voici quand même un exemple qui peut faire réfléchir… Une pilote ukrainienne, Nadia Savtchenko, a cessé sa grève de la faim début mars après 84 jours sans s’alimenter, c’est-à-dire depuis décembre… En prison en Russie, la jeune femme de 33 ans manifestait ainsi contre sa détention. Elle est passée de 75 kg à 54 kg et est allée au bout de ses forces. Début mars, elle a dû choisir entre une « alimentation forcée » à l’hôpital ou bien se réalimenter. Elle a pris cette deuxième option, avec des purées de fruits et légumes et des jus dilués à l’eau.
Arrêtée début juillet en Russie et accusée du meurtre de deux journalistes russes dans l’Est de l’Ukraine à la mi-juin (elle aurait signalé leur position avant qu’ils ne soient abattus par des tirs de mortiers), Nadia Savtchenko est devenue une héroïne en Ukraine et a été élue symboliquement députée aux législatives d’octobre dernier.

Retour au sommaire de Rebelle-Santé n° 175

Magazine

À lire aussi

Un burn-out pour renaître de ses cendres

Quand Nadia apprend que le mal dont elle souffre est une maladie orpheline incurable, c’est un immeuble de 10 étages qui s’écroule sur elle. Avec une détermination et une volonté de fer, elle a réussi à guérir en trouvant elle-même ses solutions de santé, mais surtout en comprenant ce que le burn-out, caché derrière la maladie, avait à lui dire…