Que manger pour avoir une bonne mémoire ?

Une grande partie des troubles de la mémoire est due à de mauvais choix alimentaires. Nous pouvons donc tous améliorer notre mémoire, et ce de façon parfois spectaculaire. La cure de jouvence des neurones commence dans l’assiette !

Nous sommes tous inégaux devant les trous de mémoire. C’est un fait : certains retiennent tout, jusqu’au moindre détail, d’autres pestent parce que rien ne « reste ». Cette disparité est particulièrement flagrante chez les enfants, dont les problèmes de mémoire sont surtout dus à des défauts de l’attention associés à des déficits en vitamines B et en magnésium, sur toile de fond de stress. Avec l’âge, de nouveaux facteurs viennent s’ajouter aux précédents : une circulation sanguine défaillante, ainsi qu’un déficit en certains nutriments. De nombreuses personnes étiquetées « séniles » sont placées sous traitement médicamenteux, alors qu’elles souffrent en fait de… dénutrition ou de sous-nutrition (1), autrement dit : elles ne mangent pas ce qu’il faut. Alors que, supplémentées en vitamines, leurs symptômes s’améliorent très, très nettement ! Triste constat.

(1) Ceci a été démontré dans divers hôpitaux, notamment au CHU de Valence.

À une échelle plus quotidienne, les premiers « faux pas » de la mémoire sont des signaux d’alarme d’un déficit en nutriments. Songez que 80% d’entre nous ne reçoivent pas suffisamment de vitamines B, essentielles à la mémorisation… et ce n’est qu’un exemple. Ne tardez pas pour mettre en place une alimentation adaptée !

Le cerveau pompe, pompe…

… à condition que vous le nourrissiez. La mémoire s’élabore dans le cadre d’un processus extrêmement complexe, faisant appel à une multitude de facteurs : il y a l’objet à mémoriser (date d’anniversaire, nom d’une personne, mode d’emploi de la voiture…), mais également l’intérêt que nous lui portons, nos émotions, notre état de santé… Nous mettons « en boîte » un souvenir en fonction de dizaines de paramètres. Pour réaliser ce véritable tour de force, le cerveau puise dans les aliments un certain nombre d’éléments : sucres lents, vitamines B, minéraux, oméga 3, choline… que nous lui fournissons rarement en quantité adéquate. C’est qu’il est gourmand, pour ne pas dire goulu ! À vous donc de lui fournir tout ce dont il a besoin…

La partie émergée de l’iceberg…

Lorsque la mémoire flanche, il est indispensable de lui donner un « coup de pouce ». Il s’agit, en plus des conseils alimentaires ci-dessus, de suivre une cure de compléments alimentaires comprenant : du ginkgo biloba (génial pour la circulation sanguine du cerveau et des yeux), de la tyrosine (un acide aminé qui, apporté par l’alimentation, est mal capté par le cerveau), des vitamines B (un complexe de B6, B9, B12), des oméga 3 (si les apports alimentaires sont insuffisants) et des antioxydants.


Les bons réflexes alimentaires

  • Mangez plus de fruits et de légumes frais (surtout colorés en vert ou en orange), noix, huiles végétales (d’olive, de noix), graines germées, buvez du thé (vert dans l’idéal)… tous renferment de grandes quantités d’antioxydants, essentiels au bon fonctionnement du cerveau.
  • Pas un repas sans protéines : poisson, viande maigre, volaille, jambon, crustacés, coquillages, légumes secs + céréales, soja (tofu), oeufs, fromage… le cerveau en a besoin pour fabriquer des neurotransmetteurs (messagers).
  • Pas un repas sans sucres lents : pommes de terre, riz complet, céréales complètes, légumes secs. Consommez-les toujours avec des fibres (fruits, légumes) et des protéines. Ils alimentent le cerveau en continu, sans à coups. À l’inverse, évitez le sucre et les sucreries sous toutes leurs formes.
  • Mangez régulièrement des céréales complètes, et/ou des fruits de mer, de la viande maigre (notamment le porc), du foie (animal bio si possible), de la levure de bière (sur vos préparations alimentaires). Leurs vitamines B sont majeures pour le bon fonctionnement du cerveau.
  • Incluez dans vos menus quotidiens des noix, des légumes secs, du brocoli, des pommes, poires, pêches et raisins : le bore améliore l’activité électrique du cerveau.
    Pensez au yaourt, à la viande rouge (1 fois par semaine maxi), aux oeufs, aux haricots rouges : ils contiennent de la carnitine, dont le cerveau raffole.
  • Accroissez coûte que coûte vos apports en magnésium (nous en manquons presque tous) : céréales complètes, légumes secs, légumes frais, eau minérale riche en magnésium, chocolat noir, fruits secs (amandes…).
  • Mangez 3 fois par semaine du poisson gras (saumon, maquereau, hareng…), et chaque jour de l’huile de colza : leurs oméga 3 « huilent » correctement les cellules, favorisant leur « dialogue ».
  • Le zinc doit être apporté régulièrement, par le biais de poissons marins, coquillages (huîtres), crustacés.
  • Consommez suffisamment d’oeufs (5 par semaine environ, mais pas plus – coque ou dur) et/ou de soja : ils sont sources de lécithines, des graisses à partir desquelles le cerveau élabore des « messagers de la mémoire ».
  • Limitez les « mauvaise graisses » : produits laitiers (dont fromage), plats tout prêts, charcuteries et viandes grasses, huile de tournesol, de maïs, de pépins de raisin.
    Soyez vigilant avec l’alcool. Même en faible quantité, il peut abîmer les cellules responsables de la mémoire. Une consommation très raisonnée (1 à 2 verres de vin rouge maxi par jour) améliore au contraire la circulation sanguine, bénéfique à la mémoire.

ATTENTION : Évitez absolument l’aluminium – casseroles et papier en alu (non aux papillotes, surtout avec un aliment acide comme le jus de citron, la tomate ou le vinaigre !), eau du robinet dans certaines régions, café dans cafetière alu, canettes de boisson gazeuse…

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