Chrisanthellum (Chrysanthellum indicum), reconstituant du foie

Le chrysanthellum ressemble à la camomille, mais ses indications thérapeutiques sont très différentes.

De la famille des Composées, le Chrysanthellum americanum, ou plus exactement le Chrysanthellum indicum, est une jolie fleur, appelée aussi camomille dorée. Elle pousse dans les savanes d’Amérique et d’Afrique. Ses fleurs, comme des têtes de chrysanthème jaune, jaune orangé, se balancent au sommet de tiges fines sur lesquelles s’alternent des feuilles très découpées.

Traditions tropicales

En Afrique, en Haute-Volta, la plante est couramment utilisée, sous forme de décoction, pour combattre les problèmes hépatiques et sanguins ainsi que… la blennorragie.

Au Mozambique, c’est l’un des remèdes contre la fièvre jaune.

Un peu partout, la plante entière est utilisée en infusion contre la fièvre, notamment des enfants et, sous forme de cataplasme, pour éliminer les furoncles ou cicatriser les plaies.

En Amérique du Sud, les utilisations traditionnelles sont semblables.

Au nord du Nigéria, elle est mélangée au henné, pour teindre les cheveux ; sans doute, la chrysanthelle, proche de la camomille, donne-t-elle des reflets dorés à la coloration rousse du henné.

Un petit coup d’oeil au microscope

Les principes actifs connus sont en majeure partie des flavonoïdes (ce qui explique la couleur jaune de la fleur). La plante a une puissante action antioxydante.

Les Professeurs M. Pinkas, L. Bézanger-Beauquesne et M. Torck, auteurs du livre de référence : Les plantes dans la thérapeutique moderne, paru aux Éditions Maloine, signalent en outre la présence des « chrysanthellines A et B, saponosides ayant respectivement pour aglycones l’acide échinocystique et la caulophyllogénine ». Faisons-leur confiance.

Ce qui nous intéresse plus particulièrement, ce sont les propriétés de la plante.

QUELQUES ÉTUDES DE PHARMACOLOGIE CLINIQUE

À l’hôpital Saint Antoine de Paris, il a été démontré qu’avec le Chrysanthellum :

– chez des patients souffrant d’artérite thrombosante, « le débit moyen au niveau des membres inférieurs a augmenté de 30 % après un mois de traitement et de 53% après 2 mois » ;
– sur 22 porteurs de calculs, il a été constaté une diminution radiologique et échographique de la taille des calculs dans 7 cas sur 16 ;
– une amélioration des affections ophtalmologiques d’origine vasculaire (dégénérescence maculaire, thrombose veineuse, ou de l’artère…)
– au bout de 3 mois, amélioration significative de 50 % de la distance parcourue à la marche par des patients atteints d’artériopathie des membres inférieurs.

Foie et circulation sanguine

C’est en constatant les bienfaits de cette plante sur les Africains et les Sud-Américains que les scientifiques occidentaux ont multiplié les études.

Certaines ne sont pas franchement sympathiques, comme celle qui consiste à rendre alcooliques les rats et à constater que le Chrysanthellum accélère la reconstitution de leurs cellules hépatiques.

Toujours est-il que, rapidement, la plante s’est vue confirmer ses différentes propriétés :

  • protection du foie ;
  • anticholestérol ;
  • stimulation de la sécrétion de bile ;
  • amélioration de la circulation sanguine par un renforcement de la résistance des capillaires ;
  • stimulation du système digestif ;
  • fébrifuge.

CURE DE DÉSINTOXICATION ALCOOLIQUE

Le Chrysanthellum est idéal pour accélérer la régénération des cellules du foie, que ce soit suite à une hépatite ou à l’alcoolisme. De plus, il permet au foie d’éliminer l’alcool jusqu’à 5 fois plus rapidement. L’alcool est aussi un destructeur des vitamines du groupe B et de la vitamine C.

Cette carence vitaminique fait qu’on se sent énervé, fatigué et, pour remédier à cet état, la personne intoxiquée se « console » avec un petit verre. Enfin, l’alcool augmente la fuite de certains minéraux et oligo-éléments (zinc, sélénium, manganèse, chrome…), ce qui amplifie la fatigue, rend les cheveux cassants, la peau terne, etc… Nombre de malades de l’alcool, car l’alcool est une véritable maladie, ne veulent pas le reconnaître ou bien ne veulent pas arrêter de peur de renoncer à un plaisir. Le Chrysanthellum permet à la fois de limiter les quantités, de reconstituer les fonctions hépatiques et d’augmenter la vascularisation.

Une cure, qui peut se justifier pour traiter les troubles annexes, permet de lutter contre l’abus d’alcool, sans forcément y renoncer totalement :

– Homéopathie : sulfuricum acidum 4 CH , 3 granules 3 fois par jour et à chaque envie trop forte et pour l’irritabilité;
– Leibothérapie : 2 gouttes 3 fois par jour de l’élixir floral « Agrimony » (Aigremoine) ;
Chrysanthellum : 2 à 3 gélules, 2 fois par jour et avant chaque prise d’alcool que l’on devine excessive ;
– Vitamine C naturelle, au moins 500 mg/jour.
– Levure de bière ou vitamines du groupe B, deux fois par jour.
– Un complément regroupant tous les oligo-éléments en proportion idéale : Optimer, Oligocéan, etc, 1 par jour.
Cette cure peut, sans contre-indication, être suivie par le conjoint surtout si ce dernier désire, de son côté, suivre un régime amincissant.

Le Chrysanthellum a aussi une action sur :

  • la combustion des graisses ;
  • les calculs de toutes origines ;
  • les oedèmes.

LES PRINCIPALES INDICATIONS

– Jambes lourdes et varices ;
– couperose ;
– oedèmes ;
– hépatites ;
– alcoolisme ;
– hypercholestérolémie ;
– mauvaise digestion ;
– régime amincissant (pour lutter contre les excès alimentaires et accélérer l’élimination des toxines) ;
– vieillissement ;
– en externe (sous forme de crème) : prévient l’apparition des rides, éclaircit les taches brunes, accélère la cicatrisation.

De nombreux produits tout préparés

S’il est impossible de trouver des fleurs entières, fraîches ou sèches de Chrysanthellum (qui s’écrit aussi « chrysantellum »), on peut se procurer facilement, en pharmacie, en vente par correspondance ou bien en boutiques diététiques, toutes sortes de préparations sous de nombreuses marques : gélules, extraits liquides, crèmes cosmétiques…

Les associations possibles

  • Le Chrysanthellum se « marie » bien aux autres flavonoïdes dont il renforce les effets : millepertuis, gentiane, mauve, achillée millefeuille…
  • En association avec le ginkgo, la vigne rouge ou l’hamamélis
    pour tous les problèmes de mauvaise circulation du sang ;
  • Avec le romarin pour les troubles biliaires et hépatiques ;
  • Avec les phytohormones (notamment celles issues de légumineuses comme le soja, le trèfle, la luzerne…) pour lutter contre les effets de la ménopause ;
  • Avec la vitamine E et le sélénium pour ralentir les effets du vieillissement.

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