Fatigue chronique : le mouvement qui soigne

Une femme allongée sur un tapis, effectuant un étirement pour soulager la douleur ou la tension, dans le cadre d'une pratique de bien-être ou de rééducation.

Quand la fatigue ne passe plus malgré le repos, que l’énergie semble s’évaporer au moindre effort, l’idée même de bouger peut paraître absurde.

Dans certaines formes sévères de fatigue chronique, chaque mouvement peut aggraver l’épuisement. L’activité physique n’est alors pas la solution et doit être discutée exclusivement avec un médecin spécialisé. Mais pour d’autres personnes souffrant de fatigue persistante – après infection, stress prolongé, burn-out, dérèglement du sommeil ou déconditionnement physique –, le mouvement peut au contraire redevenir un allié. À condition d’être extrêmement progressif, personnalisé et toujours facultatif. Ici, pas question de « se dépasser » ni de se forcer : la volonté n’est pas en cause si l’énergie n’est pas là. Au contraire, aller au-delà de ses capacités peut provoquer un « crash » de fatigue pouvant durer plusieurs jours.

Avant toute reprise, l’idéal est de définir avec son médecin un programme individualisé, éventuellement à l’aide d’outils comme le modèle FITT-VP (Fréquence, Intensité, Temps, Type, Volume, Progression). L’objectif n’est pas la performance, mais la réactivation douce du corps : relancer la circulation, stimuler les muscles sans les épuiser, améliorer le sommeil, libérer des endorphines et redonner progressivement confiance dans le mouvement.

Les activités les mieux tolérées sont douces et rythmées : marche lente, étirements, mobilité, yoga très doux, respiration, parfois vélo tranquille ou natation lente. En revanche, les sports intenses ou explosifs (HIIT, cross-training, sports de combat, compétitions…) sont à éviter tant que l’énergie reste fragile.

Et surtout : on ne bouge que les jours où l’on en a envie. Si la fatigue augmente pendant ou après l’effort, on arrête.

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