Chélidoine

J’ai descendu dans mon jardin...

Le suc orangé de cette plante a le pouvoir de chasser cors et verrues !

On disait de moi que si on plaçait l’une de mes feuilles sur la tête d’un malade, cela le faisait chanter s’il devait mourir, et pleurer s’il devait guérir. Paradoxal, non ! On croyait aussi que l’hirondelle frottait les yeux de ses petits nés aveugles avec mon suc afin de leur redonner vue. D’où mon nom grec « khelidôm » qui signifie hirondelle. On m’appelle aussi herbe à bouc, à cause de mon odeur… paraît-il… Vous avez deviné mon identité ?

  • Nom commun : claretto, grande éclaire, felougène, herbe aux verrues.
  • Genre et espèce : Chelidonium majus.
  • Famille : PAPAVERACEAE : plantes herbacées contenant un suc laiteux (latex) ; feuilles souvent alternes ; fleurs à quatre pétales ou plus et nombreuses étamines ; 200 espèces et 26 genres.
  • Habitat : près des vieux murs, pierrailles, terrains incultes.
  • Floraison : avril à septembre.
  • Origine :  Europe, Asie, Afrique du Nord.
  • Hauteur : 20 à 80 cm.

 

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Toxique à haute dose, la chélidoine fut un temps utilisée contre le cancer, puis en cas d’hypertension. Aujourd’hui, on connaît sa toxicité pouvant être mortelle et on se contente souvent de son suc très utile contre les verrues, les cors et les durillons.