Communauté
Boutique
JE M’ABONNE

Votre magazine de santé naturelle

Des recettes naturelles avec la reine-des-près

La reine-des-prés renferme des flavonoïdes, des tanins et des composés salicylés dont l’aldéhyde salicylique présent dans l’huile essentielle (de la même famille que l’aspirine). C’est un remède connu depuis la Renaissance dans le traitement des douleurs, des fièvres et des maux de ventre (la dysenterie). Mais là ne s’arrêtent pas ses vertus. Feuilles et fleurs ont une action diurétique, anti-inflammatoire, anti-rhumatismale, sudorifique, digestive et astringente. Mieux vaut utiliser les fleurs fraîches, car le séchage est délicat, il doit être rapide et les fleurs ne doivent pas brunir. Si vous avez un déshydratateur, c’est l’idéal. Il faut récolter les sommités fleuries de préférence avant leur épanouissement. Les feuilles, elles, seront plutôt employées sèches. Pour le plaisir, introduisez cette plante comme aromatique dans des préparations culinaires. La reine-des-prés est toutefois déconseillée aux personnes intolérantes aux salicylates et on préconise aux allergiques à l’aspirine de l’éviter par principe de précaution.

En cas de refroidissement, de grippe, de céphalées, de rhumatismes, de douleurs musculaires, de goutte, d’œdème et de cellulite

L’eau que vous utiliserez dans les tisanes ne doit pas être de l’eau bouillante car les composés salicylés présents dans la plante sont détruits à 90 degrés, l’idéal étant une eau à 85 degrés. Alors, vous avez le choix. Soit vous scrutez le fond de la casserole d’eau que vous avez mise à chauffer et, au moment où vous voyez au fond de votre récipient les premières grosses bulles remonter à la surface et que vous entendez l’eau chanter, vous coupez le feu. Soit vous faites bouillir l’eau et vous patientez cinq minutes avant de la verser sur la reine-des-prés.

Infusion : versez l’équivalent d’une tasse d’eau “frémissante” sur une cuillerée à soupe de plante fraîche, fleurs et feuilles. Couvrez et laissez reposer un quart d’heure. Filtrez et buvez trois tasses dans la journée, loin des repas. L’infusion de plante entière peut être utilisée en externe sur les zones douloureuses à l’aide d’une compresse qu’il faudra laisser en place une vingtaine de minutes.

Infusion de fleurs : versez une tasse d’eau frémissante sur une cuillerée à café de fleurs ou un litre sur 50 g de fleurs fraîches ou 30 g de fleurs sèches (de moins d’un an). Couvrez, laissez reposer quinze minutes, filtrez et buvez trois à quatre tasses dans la journée. Si vous souffrez de gingivite ou d’angine, pratiquez des gargarismes plusieurs fois par jour avec cette infusion.

Sirop : préparez une infusion concentrée avec 100 g de fleurs fraîches pour un litre d’eau tiède. Laissez macérer une demi-journée. Filtrez et, au bain-marie, faites fondre 1,5 kg de sucre dans l’infusion. Conservez dans une bouteille en verre teinté et prenez deux à trois cuillerées à soupe par jour en cas de grippe ou de refroidissement.

ARTICLE RÉSERVÉ AUX MEMBRES

Abonnez-vous pour consulter l’article en intégralité

Magazine

Produits

Articles liés

Des recettes naturelles avec la prêle des champs

La prêle des champs, Equisetum arvense, pousse dans les milieux humides et argileux. Contrairement à la prêle des marais (toxique), la prêle des champs a, soit des tiges uniquement terminées par un épi, soit des tiges stériles sans épis mais avec des feuilles. Et ce sont ces tiges feuillues qui apparaissent après les tiges en épis, ces “queues de cheval”, que vous récolterez. Si vous avez des doutes, procurez-vous la plante en herboristerie. La prêle est très riche en silicium, calcium, fer, magnésium, potassium… Elle est reminéralisante, diurétique et cicatrisante, et garantit votre bien-être mais également celui de votre jardin. Les tisanes et autres préparations doivent être prises en interne sur un temps court plusieurs fois dans l’année. Elles sont déconseillées chez les jeunes enfants et les femmes enceintes.

Des recettes naturelles avec le pin

“Vent frais, vent du matin, vent qui souffle aux sommets des grands pins…” Mais de quel pin s’agit-il car il en existe de nombreuses espèces, selon les sols et les climats. En phytothérapie, c’est principalement le pin sylvestre, Pinus sylvestris, surnommé pin sauvage ou pin d’Écosse, que l’on emploie, mais tous ont des propriétés proches.