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Deux verres, ça va…

L’abus d’alcool est dangereux pour la santé, personne n’oserait affirmer le contraire ! Mais, avec modération, est-il aussi dangereux ? Bénéfique ? Inoffensif ? Eh bien, nous ne sommes pas tous égaux devant l’alcool et tous les alcools ne “se valent” pas. Celui d’un bon vin rouge bio riche en resvératrol (molécule réputée, justement, pour ses bienfaits au niveau cardio-vasculaire) peut difficilement se comparer avec un mauvais whisky… Selon notre corpulence, notre sexe, notre âge ou notre “terrain”, là aussi les effets varient.

Des chercheurs de Cambridge et de l’University College de Londres ont tenté de faire une “moyenne”, basée sur le nombre d’unités d’alcool consommées (une unité correspond à 10 grammes d’alcool pur, soit environ 10 cl de vin à 12°, 25 cl de bière à 5° ou 3 cl de whisky à 40°). On considère comme modérée une consommation hebdomadaire d’environ 21 unités pour les hommes et 14 pour les femmes. Pour évaluer l’impact de la consommation d’alcool en fonction des doses, les scientifiques ont analysé les dossiers de près de 2 millions de personnes de 30 ans et plus, sans problèmes cardio-vasculaires au début de l’étude. Et ils ont suivi leur santé pendant 4 ans. Les résultats de l’étude, publiés dans le British Medical Journal en mars dernier, montrent que l’alcool bu avec modération est finalement assez bénéfique. Les buveurs excessifs n’entrent pas en ligne de compte (au-delà de 50 unités d’alcool par semaine pour les hommes, et 35 pour les femmes). Pour eux, les risques de décès sont les plus forts, toutes causes confondues (cardio-vasculaires et autres). Mais, pour les 5 % de personnes chez qui, dans les 4 ans de l’étude, ont été diagnostiqués des ennuis cardio-vasculaires, la population de “non-buveurs” est plus importante que celle des buveurs modérés : 32 % de crises cardiaques en plus, 52 % de décès par crise cardiaque en plus, 32 % d’anévrismes de l’aorte en plus… et 24 % de décès en plus, toutes causes confondues.

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