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Dormir : la juste dose

Une étude présentée à la réunion annuelle de l’American College of Cardiology, à Chicago, montre que notre cœur a besoin d’une « juste » dose de sommeil, c’est-à-dire, en moyenne, 8 heures par nuit. L’étude a porté sur plus de 3000 participants âgés de plus de 45 ans.
Dormir moins de 6 heures par nuit exposerait à un risque double d’AVC ou d’infarctus par rapport aux personnes qui dorment de 6 à 8 heures par nuit et à un risque accru de 60 % d’insuffisance cardiaque. Mais au-delà de 8 heures de sommeil par nuit, c’est trop : le risque d’angor (angine de poitrine) est doublé et le risque de maladie coronarienne augmente de 10 %.
On savait que le manque de sommeil était associé à une hyperactivation du système nerveux sympathique, au diabète, à l’augmentation des niveaux d’hormones du stress et de la pression artérielle, à une fréquence cardiaque trop élevée au repos… Autant de facteurs sont associés à une augmentation des risques cardio-vasculaires. Dans le cas d’un sommeil dépassant 8 heures par nuit, les chercheurs sont assez perplexes… Le Dr Rohit R. Arora, professeur de médecine à l’École de médecine de Chicago et principal auteur de l’étude, reconnaît que la relation entre la durée du sommeil et l’augmentation du risque cardiaque n’est pas évidente : « Nous ne savons pas si trop de sommeil provoque plus de complications cardiaques ou si les troubles cardiaques amènent à dormir plus longtemps ».

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D’une simplicité enfantine – il suffit de respirer à un rythme précis –, la cohérence cardiaque réduit le stress, facilite la digestion, améliore le sommeil et bien d’autres choses encore. À tel point que les pilotes de chasse l’utilisent pour améliorer leurs performances. Une méthode disponible à tout moment, gratuite, et praticable par tous. Le Dr David O’Hare, qui l’a introduite en France, nous en donne les clés.

Pour nous prémunir du risque de nouvelles pandémies…

« Voir un lien entre la pollution de l’air, la biodiversité et la Covid-19 relève du surréalisme, pas de la science », déclarait Luc Ferry dans L’Express du 30 mars 2020, contredisant ce qu’affirme pourtant la soixantaine de scientifiques du monde entier que Marie-Monique Robin a pu interroger pendant le premier confinement. Son livre La Fabrique des pandémies réunit ces entretiens dans une enquête passionnante qui explique comment la déforestation, l’extension des monocultures, l’élevage industriel et la globalisation favorisent l’émergence et la propagation de nouvelles maladies. Non seulement la pandémie de Sars-CoV-2 était prévisible, mais elle en annonce d’autres.

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Les jeunes ne sont pas les seuls à avoir entendu l’appel de Greta Thunberg. Face à la crise climatique, un réseau s’est mis en place pour fédérer tous les acteurs de l’éducation et ouvrir les perspectives pédagogiques autour d’une école plus responsable qui prépare les élèves aux enjeux environnementaux et sociaux de l’avenir. Rencontre avec un des cofondateurs de « Profs en transition ».