Et si le mensonge n’était pas réservé aux humains ?

Balade d'opossums suspendus sur une corde, illustrant la nature et la faune sauvage.

C’était le printemps. Les narcisses étaient en fleur dans le jardin de mes grands-parents, jaune vif, en bouquets sauvages. La maison de briques rouges, posée en lisière d’une forêt de pins, avait un étage. Par la fenêtre, nous scrutions le ciel avec attention. De là, je pouvais voir passer les cloches de Pâques par-dessus les cimes. Mes parents étaient catégoriques, elles volaient bas, fatiguées par leur long voyage depuis Rome. Au bout de quelques heures, j’en ai vu une. Je m’en souviens très bien. Je pourrais la décrire. Menteurs ! Et alors ? Le mensonge était triple, celui des adultes qui maintenaient la légende, le mien quand j’ai dit l’avoir vue, peut-être pour ne pas les décevoir de l’avoir manquée, et enfin le mien encore, pendant des années, rajoutant convaincu à chaque rappel du souvenir, une décoration, une aile, un éclat de bronze dans l’aube, un tintement.

L’art du mensonge requiert une forme d’intelligence. On ne ment pas toujours pour blesser ou trahir. L’expression courante « T’inquiète ! » sert à apaiser, rassurer, même quand la situation est désespérée. La fiction est un énorme mensonge qui stimule nos imaginaires. Mais nous ne sommes pas les seuls à mentir dans le règne animal.

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Dada…

Pas besoin d’être adulte ni même expert pour apprécier l’art. Même si le Musée parfois impressionne, les œuvres sont à portée de tous. C’est pour désinhiber les esprits que, depuis près de 30 ans et 235 numéros, la revue mensuelle Dada* propose ses initiations à l’art dès 8 ans, à la fois exigeantes et accessibles, ludiques et participatives. Indépendante depuis 2008, l’équipe organise aussi des ateliers et collabore avec de nombreux musées dans toute la France.

De l’art de faire au pouvoir de s’émanciper

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