Fable océanique

L’Âge Bleu, sauver l’océan
Anne Defréville.
Éditions Buchet-Chastel
17,3 x 23 cm
128 pages
19 €. 

« La vie profonde compose une partition » disait Michel Serres, et c’est dans la mélancolie de l’aquarelle que la dessinatrice Anne Defréville compose sa mélodie avec humour et poésie, une ballade écolo-métaphorique sur un air de la truite de Schubert.

En 2030, le monde a été anéanti, ou plutôt englouti, lorsqu’une pluie de particules fines a conduit l’humanité à revenir à l’état de poissons. Le narrateur Ray-scie arpente l’océan en compagnie de B.B. Van Dick, une baleine blanche à corne, dans l’espoir de trouver un moyen de redevenir humain. Au jeu des répliques, la chorégraphie aquatique entraîne en calembours une méditation scientifique et poétique qui questionne le rôle de l’art dans l’écologie, quand les tulipes de Jeff Koons sédimentent pour des millénaires dans les fonds marins, mais qu’on peut tout de même se consoler quand une nappe de mazout nous évoque un Soulages. Cet album inaugure une nouvelle collection « Planète graphique », pour parler d’écologie autrement, avec dans un autre registre, mais tout aussi drôle, Les indégivrables de Xavier Gorce.

L’Âge Bleu arrivera sans aucun doute à convaincre que l’avenir est dans le bonheur des planctons.

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