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Fracture de la mâchoire inférieure…

... mise au poing

Rien de tel qu’un coup de poing pour souffrir d’une fracture de la mâchoire.
Une lésion qui rime parfois avec chirurgie.

C’est une fracture typique lors d’une rixe. Mais contrairement aux films d’action où les coups de poing se succèdent sans aucune blessure, un seul suffit bien souvent à fracturer cet os fragile qu’est la mâchoire. Même si la bagarre est de loin l’origine la plus fréquente, la fracture peut aussi être causée par un accident sportif (coup de batte, sports de combat, rugby, équitation…), une chute ou un accident routier. Dans la moitié des cas, les fractures sont multiples. 

Un peu d’anatomie

La mâchoire correspond à une double structure constituée en haut par le maxillaire supérieur, riche en os spongieux, et en bas par la mandibule, un os plutôt compact, dur et mobile. Ce dernier est relié au maxillaire supérieur au niveau des deux articulations temporo-maxillaires situées devant l’oreille. Chaque articulation est constituée d’une petite extrémité arrondie (condyle) qui se loge dans une petite cavité située au niveau de l’os temporal (cavité glénoïde). Un petit ménisque sépare les deux surfaces articulaires et permet la mobilité et les glissements lors de la mastication. L’articulation est maintenue par une capsule et des ligaments.

Mandibule surtout

Compte tenu de l’anatomie des deux structures, c’est la mandibule qui est la plus exposée à la fracture, celle du maxillaire supérieur correspondant plutôt à une fracture de la face. On décrit plusieurs types de fractures selon la localisation du trait de fracture, qui conditionnent la prise en charge hospitalière :

► Fracture de la partie horizontale, qui correspond schématiquement à la zone d’implantation dentaire.

► Fracture de l’angle entre les branches horizontale et montante.

► Fracture de la branche montante, qui porte l’articulation temporo-maxillaire.

► Fracture de la symphyse, autrement dit de la jonction entre les deux côtés de la mandibule. Elle se situe à l’aplomb des incisives inférieures.

► Fracture de l’articulation, la plus grave.

*

Symptômes évocateurs

Le diagnostic de fracture est assez facile à établir après le traumatisme. La douleur, sourde, empêche tout mouvement de la mandibule, et on constate un hématome du côté de l’impact, une difficulté à mobiliser la mâchoire ou à ouvrir la bouche, un défaut d’alignement (déviation) entre le maxillaire supérieur et la mandibule lors de l’ouverture ou de la fermeture, et parfois des avulsions dentaires (pertes des dents), des déchaussements ou des fractures (dents cassées). Selon la puissance de l’impact, un traumatisme cervical, voire cérébral, est toujours possible et devra donc être exploré.

Une radiographie…

Une simple radiographie de la mâchoire ou un panoramique dentaire permet d’affirmer le diagnostic, de ­catégoriser le type de fracture et d’appréhender la prise en charge maxillo-faciale.

… avant le traitement

Pour une fracture non déplacée et stable, le repos est de mise, avec l’évitement de la mastication (aliments liquides ou mous), de façon à permettre la cicatrisation osseuse. Devant une fracture instable ou déplacée, la chirurgie sous anesthésie générale devient inévitable et consiste à l’immobilisation du foyer de fracture à l’aide d’une plaque vissée. Dans certains cas, la mâchoire devra être totalement immobilisée en position de fermeture (embrochage), réclamant alors une alimentation liquide par une paille. Le délai d’immobilisation dépend du type de fracture.     

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