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Fraude scientifique à grande échelle

Les laboratoires Pfizer, Merck ou Wyeth ont utilisé les études d’un faussaire pour commercialiser des millions de médicaments à des millions de personnes. Les bénéfices engrangés par ces laboratoires dépassent un milliard de dollars ! Scott Reuben, anesthésiste américain de renom, est l’auteur de plusieurs articles médicaux faisant référence. Bien entendu, le Dr Scott Reuben était généreusement rémunéré par les laboratoires dont il vantait les médicaments. L’ampleur de cette fraude scientifique est telle qu’on le surnomme désormais « Docteur Madoff », en référence à l’escroc de la finance.
Démasqué par hasard dans l’hôpital où il exerçait, le Dr Scott Reuben a fini par avouer. Tous ses articles étaient bidonnés de A à Z : les études scientifiques n’existaient pas, les patients non plus. La fraude durait depuis 1996.

Les conséquences sur la santé de millions de patients sont encore inconnues. Les médicaments concernés sont principalement des anti-inflammatoires, des antidouleur post-opératoires ou neuropathiques comme le Celebrex (célécoxib) et le Lyrica (pregabaline) des laboratoires Pfizer ainsi que le Vioxx des laboratoires Merck* et l’anti-dépresseur Effexor (venlafaxine) des laboratoires Wyeth. Les fausses études du Dr Reuben ont conduit de nombreux pays à donner une AMM (autorisation de mise sur le marché) à ces médicaments sur leurs indications principales (antidouleur, anti-inflammatoires, etc.) mais aussi sur d’autres indications non valides. Ainsi, le Lyrica est aussi prescrit pour la fibromyalgie, la névralgie post-herpétique et même l’anxiété généralisée ! Non seulement ces médicaments n’ont aucune efficacité, mais ils ont des effets secondaires redoutables. Chose incroyable, les médicaments incriminés (sauf le Vioxx) sont toujours sur le marché !

* Belle-Santé dénonçait le Vioxx dès 2002. Cet anti-inflammatoire a été retiré du marché en 2004, après avoir fait au moins 140 000 victimes aux États-Unis, suite à 106,7 millions de prescriptions. Cette année-là, nous écrivions : « Les autres médicaments de la même famille — comme le Celebrex  — sont suspectés d’avoir les mêmes inconvénients, mais restent toujours autorisés. »

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