Je suis Ignatia : la contrariété, ennemi public n°1

Galerie de portraits Homéo
Rubrique

Ignatia est LE profil de l’hypersensibilité, et de tout le cortège des avantages et inconvénients qui en découlent.

Portrait d'Ignatia

IGNATIA EN 6 POINTS

- Artiste, au moins dans l’âme (grande finesse et grande réceptivité).
- Romantique, idéaliste.
- Paradoxal, imprévu (personne anxieuse mais très extravertie).
- Intolérant absolu à la contradiction (ne supporte aucune remarque, surtout de ses proches).
- Balloté en permanence par ses propres contradictions, sur fond de tiraillement entre la vie très idéalisée et… la réalité (non, le prince charmant n’existe pas !).
- Passionnel, fusionnel, étouffant.

Ma philosophie générale de vie

La vie est une agression émotive permanente, impossible à contrôler. Les conditions économiques sont violentes, les journées professionnelles sont violentes, les relations avec les proches sont violentes, la vie à deux est violente… Tout cela a été maintes fois éprouvé, subi, vécu.
Dès ses premières années, l’enfant Ignatia est dans le conflit et le chantage affectif. Il tente d’attirer le regard des parents (et de leur faire peur) par des bêtises, des accidents, des maladresses, des spasmes du sanglot.
À l’adolescence, Ignatia part sur des chemins caillouteux et dangereux, d’une part dans l’expérience affective et sexuelle (relations fusionnelles, passionnelles, théâtralisées avec les partenaires) ; d’autre part à la recherche de paradis artificiels (alcool, drogues…), ce qui poursuit la relation parents-enfant dominée par la crainte teintée, parfois, d’exaspération.

C’est que tout est vécu, on devrait même dire subi, comme émotionnellement perturbant, même les évènements positifs. Tout est paradoxe – Ignatia a froid quand il fait chaud, manger ne calme pas sa faim, il dort mieux avec du bruit, digère mieux les aliments lourds…
Résultat : maux de tête, de dos, digestifs, hoquet, insomnie, hypertension, et bien évidemment fatigue, car se battre en permanence est épuisant. Surtout quand c’est contre soi-même !

À table

La contrariété est mère de tous les troubles digestifs d’Ignatia. Tout épisode contrariant, même minime, donne lieu à des séances de hoquet, douleurs digestives, compulsions alimentaires, ballonnements. Voire, à force, de gastrite, reflux, colite… Toute contrariété mène à des nausées, vomissements, boule dans la gorge (qui bloque l’appétit) ou l’estomac.
Résultat, au fil du temps, souvent quelques kilos en trop, et c’est parti pour une alternance de régimes drastiques entrecoupés de sauvages boulimies.

Mon rapport à autrui

Comme le propose facebook sur son célèbre réseau social, à la rubrique « situation amoureuse », Ignatia pourrait cocher facilement « c’est compliqué ». Car oui, les rapports avec les proches sont très compliqués.
Rappel : Ignatia, querelleur, ne tolérant absolument aucune contrariété, surtout de la part de ses proches, la moindre parole maladroite est mal prise, mène à l’irritabilité, la colère, les gestes brusques, voire violents, les raccrochages au nez, les crises de nerfs au volant ou au beau milieu d’un repas pourtant tranquille jusque-là. Alors qu’il y a 5 minutes encore il était tout sourire et extraverti, exubérant, ultra enthousiaste (presque trop). Ces sautes d’humeur d’un extrême à l’autre, ce manque d’affection patent mais maladroitement exprimé, les pleurs faciles, les idées fixes et obsessions, la jalousie poussée parfois assez loin et cette violence plus ou moins rentrée est usante et stressante pour l’entourage, qui ne sait jamais sur quel pied danser. Les autres déçoivent toujours (surtout en amour, mais pas seulement) puisqu’ils ne sont jamais en réalité tels qu’ils ont été rêvés, fantasmés. Du coup, ils en prennent pour leur grade, à cause de leur imperfection ou plutôt de leur inadéquation avec le modèle espéré ! Et à force, peuvent se lasser…

Ma santé

Les émotions mal vécues et les contrariétés, toujours elles, provoquent des symptômes bien physiques, comme les maux de tête, de dos, de nuque, de ventre, des crises de spasmophilie, voire de tétanie, des palpitations, des « boules » qui « nouent », des crises d’asthme nerveux, de colite, etc.
Ajoutons-y une certaine dose d’hypocondrie – assez justifiée d’ailleurs puisqu’Ignatia a « mal partout à cause du stress », logique qu’il se demande de temps à autre si ce ne serait pas, par hasard, quelque chose de grave…
Plus largement, Ignatia est le siège de spasmes, qu’il remarque facilement lors de ses crises de hoquet, mais perçoit moins bien lorsque les spasmes avancent masqués : asthme (= spasme des bronches), crampes (spasmes musculaires), diarrhées (spasmes digestifs), douleurs de règles ou génitales (vaginite…) liées aussi aux spasmes, etc. Dans tous les cas, il est plus efficace de traiter la contrariété que le symptôme qu’elle provoque. Le tout se passe sur fond d’anxiété, de peurs sourdes, de dépression.

À noter : la réponse la plus efficace à ce mal-être général est la distraction ou, mieux encore, l’exercice physique. Sport, marche rapide, voire sauna/hammam : tout ce qui mobilise le physique, les muscles, qui fait bouger, transpirer (fort !) apaise et procure enfin une sensation de bien-être, de détente. Alors mieux vaut prendre une carte d’abonnement à la salle de gym, ou aller courir dans les bois plutôt que de se jeter dans les bras du tabac, drogues ou tranquillisants, qui séduisent et piègent Ignatia mais au fond ne le soulagent évidemment pas. Au contraire, ces toxicomanies rajoutent au mal-être la culpabilité et la dépendance. Le froid, le matin, manger et boire du café aggrave les choses. Ignatia déteste le tabac… et fume pourtant souvent comme un pompier – un paradoxe de plus !

CONCRÈTEMENT
On prend donc Ignatia comme traitement symptomatique (ou de fond, à voir avec votre médecin homéopathe) dès lors que les maux sont provoqués à l’origine par une contrariété.
Ne pas confondre avec un choc (dans ce cas c’est Arnica qu’il faut donner, et non Ignatia).

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