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La tête dans les étoiles

Nous voici presqu’en été et bientôt, à nous les longues et douces soirées sous les étoiles... À condition d’éteindre la lumière ! Car aujourd’hui, la pollution lumineuse empêche un tiers de l’humanité de distinguer les astres !

C’est une vieille histoire, qui a commencé avec l’arrivée du feu… La fée électricité a dramatiquement accentué le phénomène, et désormais, la lumière inonde les nuits du monde entier. Les halos lumineux formés au-dessus des villes provoquent à l’horizon un éclairage, certes de faible intensité, mais qui ne devrait pas exister et qui efface la lumière des étoiles. Ceux des grandes métropoles sont visibles à plusieurs dizaines de kilomètres et, même en pleine campagne, la nuit noire et les beaux ciels étoilés ont disparu.

Raccrochons la lune

Comme toutes les autres, la pollution lumineuse, en affectant de très nombreuses espèces animales et végétales, menace la biodiversité et les équilibres de la planète. Les cycles migratoires des oiseaux et des chauve-souris, entre autres, sont modifiés par la désorientation qu’elle entraîne. Une grande partie du monde végétal dépend des insectes diurnes et nocturnes, en particulier pour leur pollinisation ; malheureusement la pollution lumineuse est la 2e cause de mortalité des insectes, juste après les insecticides. Chaque nuit, des millions d’insectes attirés par les lampes meurent, épuisés ou brûlés par la chaleur. La majeure partie des espèces du monde vivant est nocturne ; rien qu’en France, plus de 60 % des invertébrés et des mammifères, 90 % des amphibiens, 95 % des papillons… ont besoin de l’obscurité la plus complète et la plus longue possible pour assurer leur alimentation ou leur reproduction. Les vers luisants, par exemple, disparaissent car les mâles ne peuvent plus repérer la petite lumière des femelles, noyée par l’éclairage public, alors finies les balades dans les chemins parsemés de ces si jolies petites lueurs vertes…

Pour nous humain.es, cette pollution lumineuse perturbe notre horloge biologique ; en provoquant des changements dans notre métabolisme, en diminuant la production de mélanine, elle trouble notre sommeil et a des effets négatifs sur notre santé. Elle est reconnue aujourd’hui comme un perturbateur endocrinien majeur et entraîne même un risque augmenté de cancer, selon un rapport de l’Anses en 2019.

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