Le pouvoir de l’esprit sur le corps

Lorsque la vie devient morose et que tout semble vouloir se compliquer, lorsque le ciel des apparences se couvre de lourds nuages et que votre moral descend plus bas que terre, il est en votre esprit un remède qui peut tout faire changer, celui de la transformation des pensées.
On disait autrefois que les bonnes fées se penchaient sur le berceau des nouveau-nés pour y déposer un joyau de protection dans leur cœur. S’ensuivait tout aussi traditionnellement la visite des mauvaises fées qui, n’ayant pas le pouvoir de voler ou détruire ce trésor, avaient tout de même trouvé le moyen de le dissimuler à la connaissance des êtres. Ce “talisman” magique s’est depuis transmis de génération en génération, et comme tout un chacun nous en sommes aujourd’hui les légataires. Le problème est que peu d’entre nous en a conscience. L’intelligence des fées dépasse largement notre propre entendement qui, à l’écoute de ce récit, a déjà bien du mal à y croire. Cependant, il ne s’agit pas d’y prêter foi, mais d’en faire l’expérience par soi-même.
Nous ne sommes pas seulement un corps et le trésor en question n’est pas matériel. Pour cette incarnation, l’esprit humain prend la forme de son lieu de vie dénommé le corps, le temps de l’expérience de son existence. Par ignorance et donc inconséquence, nous préférons nous en remettre aux leurres des apparences plutôt que devoir reconnaître les infinies possibilités dont notre esprit dispose. La science a beau crier haut et fort que l’homme n’utilise qu’une faible partie de ses capacités cérébrales, rien n’y fait, nous continuons de faire des choix en fonction de ce que nous voyons, goûtons, sentons, touchons et entendons immédiatement. Nous ne nous faisons pas à l’idée que nous sommes les seuls créateurs de notre monde, il nous faut trouver des responsables à nos difficultés car, bien sûr, ce n’est jamais de notre fait si les choses vont de travers. Mais tout peut changer, n’est-ce pas ? Nous ne sommes sans doute pas si rigides que, sachant le bonheur à notre portée, nous nous appliquions encore à lui tourner le dos ! L’esprit doit s’élever à un autre niveau, à la compréhension et à l’expérience de la force-pensée. Cela ne coûte rien d’essayer.
La loi d’interdépendance
Vous savez bien que la foi déplace les montagnes et que tout ce à quoi l’on pense avec récurrence tend à se manifester concrètement. C’est l’interdépendance de toutes choses. Si vous pensez à un chien, ce n’est pas un chat que vous attirerez ou alors un chat déguisé en chien. Je plaisante, mais c’est tout de même une image qui en dit long sur la puissante portée des pensées, qui attirent à elles irrésistiblement ce qu’elles nourrissent habituellement dans le secret du cœur. Le cœur, c’est l’esprit sensible, l’esprit sentiment, l’esprit créateur de la réalité émotionnelle. Les travaux effectués en neurosciences identifient les facultés cérébrales associées aux différentes régions du cerveau. Ainsi la zone de créativité serait-elle laissée pour compte au bénéfice de régions plus analytiques, plus “comptables”, pour ne pas dire plus fonctionnelles dans le sens matérialiste de l’être. Le corps est à la terre ce que le cœur est au ciel, et le bonheur est associé à ce que les “fées” ont déposé dans le berceau du cœur de l’humanité : la puissance créatrice des pensées.
Le choix de la vie
On peut tout ce que l’on veut vraiment, dit-on parfois. Est-ce vrai ? Pour le savoir, il faut en faire l’expérience. Mais alors attention, il s’agit de savoir clairement le pourquoi et le comment du souhait. Quelle est notre intention ? Car c’est de l’intention que découlent l’action et ses répercussions. C’est l’intention qui engendre la réalisation, comme dans l’image du “chat-chien” précédemment citée, ou comme la graine d’un chêne ne produira jamais un érable, mais à coup sûr un chêne. Pour être clairement informés de la teneur exacte de notre intention, il faut prendre le temps de réfléchir plutôt que de foncer. C’est l’analyse avant le lâcher-prise de la créativité. De cette manière, les deux parties de notre cerveau sont à l’œuvre et interagissent tour à tour en équilibre et en stabilité. Mais si la volonté va à l’encontre du courant fluide de l’énergie de la vie, elle finit par agir telle un boomerang destructeur. Alors, avant de faire un choix, mieux vaut y réfléchir à deux fois.
Le pouvoir de la pensée
La pensée est créatrice. Dans l’univers invisible et présent en toute émission de pensée, les émotions découlant de nos intentions, de nos paroles et de nos actes créent un champ d’énergie qui, après avoir rassemblé la charge nécessaire, se propage dans l’espace-vie extérieur pour ramener à lui, c’est-à-dire à nous, les événements, les êtres et les choses qui sont sur la même fréquence. Nous n’avons pas toujours conscience de l’impact produit sur notre existence par nos états d’être négatifs. Si c’était le cas, il est fort probable que l’on cesserait immédiatement d’engendrer la colère, la rancune, le mensonge et toutes les autres émotions qui nuisent à la paix et au bonheur. Il y a là plus qu’à entendre, plus qu’à comprendre même, car c’est de l’ordre d’une responsabilité personnelle. Il faut réapprendre à penser et c’est en étant à l’écoute des effets du produit des émotions sur le corps, qu’il sera possible de modifier les fâcheuses habitudes dévastatrices de l’intempérance.
Pour mieux illustrer ces propos, reportez-vous aux expériences du Japonais Masaru Emoto, docteur en médecine alternative, concepteur d’une méthode consistant à vérifier par la cristallisation de l’eau, l’influence de la conscience humaine sur l’inerte comme sur le vivant. Les travaux de Masaru Emoto utilisent le principe d’information propre à toute interaction entre deux phénomènes moléculaires. Il s’agit ici de disposer de deux bocaux remplis d’eau, sur lesquels une étiquette est collée indiquant l’un comme étant le représentant de l’amour-compassion et l’autre de la colère haineuse. Lors de l’apposition de l’étiquette, la pensée de la personne en charge va être mise en relation directe avec le contenu du bocal. Quelques heures après, le résultat démontrera que le bocal “Amour” renferme une harmonieuse cristallisation de l’eau de forme hexagonale, telle une sublime étoile, à la différence du bocal “Haine” sans cristallisation ou évoquant des formes chaotiques.
Ces faits semblent suffisamment parlants pour que l’on puisse en déduire qu’une personne de bonne intention, bienveillante et altruiste, ne soit pas autant affectée par les influences négatives venant de l’extérieur qu’une personne sombre puisse l’être. Les cristaux de l’eau réagissent en transformant favorablement ou le contraire, leur structure moléculaire soumise à l’intention consciente des pensées. À réfléchir.
Clés pour une vie heureuse
- Comprendre que la source des complications existentielles ne se trouve pas à l’extérieur, mais réside au sein même de nos intentions-réactions dans le nid des pensées, des sentiments et de la motivation qui engage l’action.
- Admettre que l’esprit humain dispose d’un vaste champ d’expressions qu’on appelle possibilités. Il s’agit de notre propre esprit comme de celui des autres.
- Considérer que le sens de la vie ne se limite pas à nos histoires personnelles, mais qu’il est rattaché à la famille humaine au complet. Nous en portons individuellement une part de responsabilité.
- Adhérer le plus généreusement possible à la loi d’amour universelle. Non, non, ce n’est pas du “baba cool” niais et illuminé ! C’est juste que l’amour sincère et désintéressé est l’unique détenteur du bonheur. Le langage d’amour, en ce cas, ne peut pas être trompeur ni séparatiste. Tous, y compris nous-même, avons besoin d’aimer et d’être aimé. L’amour inconditionnel, impersonnel est la clé de la vie heureuse. Nos pensées sont les puissants moteurs de notre devenir. Autant nous en servir pour produire de bonnes conditions et des échanges harmonieux dans nos relations avec le monde et avec nous-même. En fait, il suffit d’y penser…
Pratiquer l’introspection
Prendre rendez-vous avec soi chaque jour un petit quart d’heure ou moins si pas possible, est ce que l’on peut faire de plus utile pour se recentrer, s’améliorer, corriger ses erreurs. L’introspection bien pratiquée évite de retomber dans les mêmes habitudes négatives. C’est un moment heureux et constructif que l’on se donne à partager de soi à soi.
Imaginez que vous allez faire un tour dans votre jardin personnel. Ce faisant, regardez où vous en êtes avec les graines que vous avez semées. Graines de colère ou de patience, de gentillesse ou d’agressivité, voyez ce qui a déjà poussé, les chardons du dépit, les épines du mécontentement ou les violettes de l’humilité et les pivoines de l’amour véritable. Y a-t-il là des mauvaises herbes dont vous connaissez le nom ? Certainement, car comme dans tout jardin, il y a toujours des choses à nettoyer. Au lieu d’en faire un problème de culpabilité, mieux vaut retourner la terre, la fortifier et lui donner de quoi produire le meilleur d’elle-même. Qu’en pensez-vous ? L’introspection n’est pas une pratique rebutante, elle doit s’accomplir dans le cadre d’un moment tranquille, un temps choisi par vous pour prendre soin de votre bien-être. Par exemple : laisser venir à votre conscience présente toutes les pensées qui ont traversé votre esprit au cours de la journée et considérez les comportements qui en ont découlé. Vous êtes votre propre regard, ne le laissez pas vous tromper, vous n’êtes pas en danger, bien au contraire.
En pratiquant l’introspection d’une manière familière, vous vous permettez de changer dans le meilleur sens. Ce rendez-vous en face à face ne peut que vous faire du bien, ne soyez pas timide envers vous-même, cela équivaudrait à l’être envers la vie qui, à son tour, diminuerait l’intensité de ses bienfaits. Souvenez-vous de l’interdépendance et, à l’aide de l’introspection, communiquez avec tout ce qui est sur le mode du bon et du vrai. Cela commence par la manière de penser.
