L’endométriose

Femme tenant un sac de glace sur le ventre pour soulager une douleur abdominale ou gynécologique, illustrant des soins de santé pour des troubles digestifs ou féminins.

Et si les règles douloureuses n’étaient pas une fatalité, mais le symptôme d’un déséquilibre plus profond ?

L’endométriose est une maladie gynécologique chronique, inflammatoire, invalidante, qui touche environ 1 femme sur 10 en âge de procréer. Pourtant, malgré sa fréquence, elle reste encore mal diagnostiquée et trop souvent banalisée. Derrière des règles douloureuses, des douleurs pelviennes persistantes, une fatigue profonde ou des troubles digestifs peut se cacher une pathologie complexe, aux mécanismes multiples, impliquant les systèmes immunitaire, hormonal, nerveux et inflammatoire.

Les mécanismes physiopathologiques de l’endométriose restent encore imparfaitement élucidés. Ils sont toutefois reconnus comme multifactoriels, impliquant des interactions complexes entre facteurs hormonaux, génétiques, immunitaires et environnementaux. Sur le plan hormonal, la maladie est fréquemment associée à une insuffisance en progestérone et à une hyperœstrogénie, favorisant la prolifération des tissus ectopiques (qui ne sont pas à leur place habituelle, NDLR) de l’endomètre (muqueuse qui tapisse l’intérieur de l’utérus). Cet excès œstrogénique peut être lié à une détoxication hépatique insuffisante, mais le rôle des perturbateurs endocriniens apparaît aujourd’hui central dans l’émergence et l’aggravation de la maladie. De nombreuses substances environnementales – pesticides, bisphénol A, phtalates – possèdent en effet une activité œstrogène-like susceptible de perturber l’équilibre hormonal.

Enfin, l’alimentation actuelle, souvent riche en produits ultra-transformés, en sucres raffinés et en acides gras pro-inflammatoires, participe activement à l’entretien d’un terrain inflammatoire et oxydatif, constituant un facteur aggravant majeur dans l’évolution de l’endométriose.

Par ailleurs, le microbiote intestinal joue un rôle clé dans la régulation des œstrogènes. En cas de dysbiose (déséquilibre du microbiote, NDLR), certaines bactéries réactivent les œstrogènes destinés à être éliminés. Une perméabilité intestinale entretient également l’inflammation chronique, contribuant à l’aggravation des symptômes. La santé intestinale apparaît ainsi comme un levier essentiel dans l’équilibre hormonal et inflammatoire.

Sur la base de ces mécanismes, une prise en charge globale et personnalisée peut être proposée avec des remèdes naturels, en complément de l’approche allopathique.

Pour lire la suite

Déjà abonné·e ?

Pourquoi s’abonner à Rebelle-Santé ?

Magazine

À lire aussi