Les aides naturelles en cas de fibromyalgie

Une femme souffre de douleur à l'épaule, illustrant un problème de santé nécessitant une attention médicale.

Et si le corps n’était pas malade, mais épuisé ?

La fibromyalgie est aujourd’hui classée parmi les maladies fonctionnelles, c’est-à-dire des troubles sans lésion organique identifiable, mais reposant sur des dysfonctionnements physiologiques réversibles. Longtemps considérée comme incurable, elle apparaît, à la lumière des approches de la médecine fonctionnelle et intégrative, comme un syndrome potentiellement réversible, lorsque ses mécanismes biologiques sous-jacents sont correctement identifiés et corrigés.

Dans la pratique clinique, la fibromyalgie est constamment associée à un ensemble de déséquilibres récurrents :

  • un déficit chronique en magnésium
  • un taux insuffisant de vitamine D
  • une hypothyroïdie fonctionnelle sous-jacente
  • une dysbiose intestinale très fréquente
  • et un taux de cortisol bas, traduisant un épuisement de l’axe du stress.

La fibromyalgie n’est pas une maladie du muscle, mais une pathologie du terrain, marquée par un dérèglement inflammatoire, neuro-endocrinien et mitochondrial. Elle s’installe progressivement lorsque l’organisme n’est plus capable de produire suffisamment d’énergie, de réguler l’inflammation et de s’adapter au stress chronique.

La prise en charge repose alors sur plusieurs piliers indissociables : une réforme alimentaire radicale, la correction des déficits micronutritionnels et l’optimisation des équilibres hormonaux.

La fibromyalgie s’accompagne, par ailleurs, presque toujours d’une dysbiose intestinale, responsable d’une intoxication chronique de l’organisme via la libération de cytokines inflammatoires. Ce déséquilibre de la flore intestinale est fréquemment entretenu par l’hypothyroïdie et les sensibilités alimentaires, notamment au gluten et aux produits laitiers.

Enfin, il convient d’évoquer les formes de fibromyalgie iatrogènes, parfois confondues avec la maladie elle-même. Certaines statines (Zocor®, Lipitor®, Crestor®…), en inhibant la voie de synthèse d’une enzyme, le mévalonate, bloquent la production de coenzyme Q10, essentielle au fonctionnement mitochondrial, pouvant induire une pseudo-fibromyalgie médicamenteuse par effondrement de la production d’ATP (énergie qui alimente nos cellules).

Ainsi comprise, la fibromyalgie n’est plus une fatalité, mais le signal d’alarme d’un organisme épuisé, appelant une prise en charge globale, cohérente et personnalisée.

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