Neuf idées reçues à oublier... de toute urgence !

Rubrique

En matière de gestes d’urgence, les idées reçues ont la vie dure et peuvent même s’avérer dangereuses. Tour d’horizon des gestes à oublier…

SAIGNEMENT ? VITE UN GARROT !

 Un saignement, une morsure de vipère… la tentation de poser un garrot comme dans les bons vieux films risque de déboucher sur un arrêt cardiaque lorsqu’on le retire ou une amputation de membre ! En cause, le relâchement brutal des toxines accumulées sous le niveau du garrot dans le premier cas et l’absence totale de vascularisation du membre dans le second cas.

Ce qu’il faut faire : posez un pansement compressif au-dessus du saignement.

VIPÈRE ? SUÇONS LA PLAIE !

Surtout pas, car, non seulement, le venin peut intoxiquer le bon samaritain, mais, en plus, l’aspiration a tendance à faciliter le passage du venin résiduel dans le sang ! Rappelons que les morsures des vipères en Fance métropolitaine sont très rarement mortelles.

Ce qu’il faut faire : dirigez-vous tranquillement vers un service d’urgence.

INTOXICATION MEDICAMENTEUSE ? FAITES-LE VOMIR…

Gare à l’asphyxie chez le comateux. En effet, le réflexe de protection des voies aériennes supérieures est aboli, d’où un sérieux risque de fausse route et donc, d’inondation des bronches. Et lorsqu’il s’agit d’un produit caustique (acide, eau de Javel pure…), la remontée du liquide irrite une seconde fois les parois digestives !

Ce qu’il faut faire : mettez la victime en position latérale de sécurité (PLS).

… OU DONNEZ-LUI DU LAIT A BOIRE

Encore un mauvais réflexe : faire boire du lait en cas d’intoxication par des médicaments ou des plantes risque d’accentuer la pénétration du produit dans l’organisme, car certaines substances toxiques sont absorbées plus rapidement en présence de particules de graisses dans l’estomac. Et comme le lait en contient beaucoup…

Ce qu’il faut faire : ne faites rien et attendez les secours.

UNE BRÛLURE ? VITE, DU BEURRE !

Encore une idée reçue, qui, si elle n’aggrave pas les choses, risque de faire perdre un temps précieux. La peau n’a pas besoin de gras, mais d’eau et d’un refroidissement immédiat !

Ce qu’il faut faire : passez la brûlure sous un robinet d’eau froide (mais pas glacée) pendant au moins 15 mn.

ENTORSE DE CHEVILLE : RIEN NE VAUT UN BON BAIN CHAUD

Si la chaleur peut calmer temporairement la douleur, elle risque surtout d’aggraver le saignement dans le ligament blessé et donc, d’aggraver l’entorse et de retarder la guérison, « digestion » de l’hématome oblige.

Ce qu’il faut faire : trempez votre cheville dans de l’eau très froide ou appliquez des glaçons plusieurs fois par jour.

UNE PLAIE ? PAS GRAVE, ELLE CICATRISERA DANS L’EAU DE MER

C’est un paradoxe, l’eau de mer peut être bénéfique pour une plaie infectée, car le sel va détruire les bactéries, mais néfaste car le sel s’oppose à la cicatrisation, ce qui favorise l’infection !

Ce qu’il faut faire : consultez votre médecin qui jugera du type de soin à apporter : pansement, plaie laissée à l’air, suture…

SAIGNEMENT DE NEZ ? IL FAUT METTRE LA TETE EN ARRIERE !

Faux ! Si le saignement paraît tari tête en arrière, c’est tout simplement parce que le saignement passe par l’arrière-gorge pour s’écouler directement dans l’estomac. Cette position ne résout rien et peut générer des troubles digestifs.

Ce qu’il faut faire : mettez la tête en avant et pressez la narine en question avec deux doigts pendant plusieurs minutes.

ÉPILEPSIE : VITE UN BÂTON  !

Cliché ! On n’avale jamais sa langue lors d’une crise d’épilepsie. En revanche, on peut la mordre, mais jamais au point de la sectionner. Vouloir maintenir la bouche ouverte au moyen d’un bâton ou d’un objet rigide risque au mieux de ne servir à rien, au pire… de casser les dents de la victime !

Ce qu’il faut faire : maintenez la victime pour éviter qu’elle ne se blesse.

Si vous souhaitez accéder aux articles en version intégrale, souscrivez à la version abonné de notre site.

Déjà abonné(e) ?

Sélection de livres disponibles dans notre boutique

Mon cahier de radiesthésie
Trucs et astuces de santé
Venus d’Inde, les remèdes qui guérissent
Mon cahier de lithothérapie