Neuf raisons d’apprendre à jeûner

1. « L’organisme humain est beaucoup mieux adapté pour pallier le manque que pour gérer l’abondance. » Professeur Yvon Le Maho dans l’excellent documentaire de Sylvie Gilman et Thierry de Lestrade « Le jeûne – une nouvelle thérapie ? », diffusé par ARTE à plusieurs reprises, et disponible en DVD sur : www.viadecouvertes.fr

2. « Bien sûr que le jeûne n’est pas dangereux. Il serait dangereux de ne jamais jeûner. » Docteur Françoise Wilhelmi de Toledo (1) dans le dossier du JT de 20h sur TF1 le 19 mars 2009. Ou alors le Docteur Christian Tal Schaller (2) : « Si la personne qui fait le ménage est tout le temps occupée à la cuisine, elle n’a pas le temps de faire le ménage. » Autrefois, on dormait 12 heures (ou plus) en hiver. Cela donnait le temps à l’organisme de faire le ménage chaque nuit. Aujourd’hui, on vit (mal) dans un rythme de 3 x 8 : huit heures de sommeil, huit heures de travail, huit heures de temps libre – TOUTE L’ANNÉE. Une semaine de jeûne par an permet à l’organisme de faire le ménage qu’il n’a pas pu faire pendant les longues nuits d’hiver.
IL N’Y A PAS DE SAISON POUR UN BON NETTOYAGE DE PRINTEMPS !

3. Parmi le milliard de cellules que le corps produit chaque jour, quelques milliers ne fonctionnent pas correctement. L’organisme peut éliminer les cellules mutées d’une année par un jeûne d’une semaine. Si on ne fait rien, elles risquent de se multiplier et, au bout de 8 ans, un noyau de mille cellules aujourd’hui (invisible) deviendra un milliard = un centimètre cube = le départ d’un cancer détectable.
Agissez à temps : AUJOURD’HUI, huit ans plus tôt !

4. La peau se régénère aussi, et les cellules nouvelles arrivent de l’intérieur, en poussant les cellules anciennes vers la sortie à l’extérieur. Une fois détachés, elles rendent le teint terne, et il faut des produits « que vous valez bien » pour les enlever. Pendant un jeûne, le corps les récupère de l’intérieur et le teint devient éclatant SANS produit cosmétique : jeûner vous fait rajeunir naturellement. À cet égard, René Lejeune parle du « jeûne esthétique » (3).
C’est tout de même mieux que la chirurgie esthétique, vous ne croyez pas ?

5. Après un jour de jeûne, le corps se nourrit de ses réserves de graisse – qui fournissent un carburant spécial pour le cerveau, via la néo-gluco-genèse et les corps cétoniques : la lucidité augmente. C’est la raison d’être du jeûne cérémoniel dans pratiquement toutes les religions (4). Mais vous n’avez pas besoin d’être croyant pour pouvoir en profiter… Souvent, on constate, après un jeûne, qu’on est en mesure de prendre facilement des décisions importantes. Au point que, avant une nouvelle décision, on sent le besoin de jeûner.

6. Quand on tombe malade, on perd l’appétit parce que l’organisme refuse de s’occuper de la nourriture s’il a un problème grave à régler à l’intérieur. Quand on jeûne, l’organisme peut régler ses problèmes SANS tomber malade. Le jeûne, c’est un arrêt maladie sans la maladie.  Sophie Lacoste : « Les bébés et les animaux cessent de manger lorsqu’ils sont malades. Les adultes, censés être plus "réfléchis" et lucides, ont au contraire l’idée bien ancrée qu’il faut se nourrir pour garder ou pour reprendre des forces. À votre avis, qui a raison ? » (5)

7. Pendant un jeûne, il n’y a pas de produit miracle, mais des miracles se produisent. Et ce n’est pas le jeûne qui agit. Non : notre organisme est merveilleusement bien fait pour se maintenir en bonne santé, toute une vie. Mais nous avons créé des obstacles très efficaces qui l’empêchent de fonctionner normalement. En jeûnant, nous enlevons bon nombre de ces obstacles.

8. « Après deux jours de jeûne, des animaux de laboratoire supportent trois à cinq fois la dose normale de chimiothérapie contre le cancer, dose absolument mortelle sans le jeûne. » Professeur Valter Longo, de l’UCLA (Los Angeles) (6). La première phase de l’essai clinique de la même université est maintenant terminée : le jeûne avant la chimio EST possible. La deuxième phase (randomisée) est en cours, mais Valter Longo a déjà reçu 1500 témoignages de patients du monde entier qui confirment que le jeûne fait pratiquement disparaître les effets secondaires de la chimio, et que parfois l’effet primaire AUGMENTE.

9. Dans un an ou deux, deux jours de jeûne avant la chimio et un jour après deviendra un protocole officiel. Il passera comme une lettre à la poste dans des pays où le jeûne thérapeutique (remboursé par la Sécurité Sociale !) est une pratique courante, comme en Allemagne ou en Russie, MAIS CE PROTOCOLE RISQUE DE NE PAS DU TOUT PASSER EN FRANCE.
J’appelle les infirmières, kinésithérapeutes, naturopathes, médecins généralistes et cancérologues à s’informer dès maintenant sur le jeûne thérapeutique, en commençant par lire le livre de Thierry de Lestrade « Le jeûne – une nouvelle thérapie ? », 2013, Éditions de la Découverte (ARTE). Je les invite également à faire leur propre expérience de jeûne, et pourquoi pas lors d’une semaine de Jeûne et Randonnée (voir ffjr.com). Ainsi, ils pourront accompagner efficacement leurs patients lors de leurs trois jours de jeûne autour de la chimiothérapie.
Apprendre à jeûner – c’est à l’ordre du jour,  AUJOURD’HUI ! Sinon, beaucoup de patients impatients risquent de jeûner SANS EUX, tout simplement.

Notes :
(1) Auteure du livre "L’art de jeûner", éditions Jouvence.
(2) Auteur du livre "Pratique du jeûne holistique", éditions Lanore.
(3) Lejeune René. "Jeûner, guérison et fête du corps et de l’esprit". Parvis, préface du Pr Henri Joyeux.
(4) Dominique Lanzmann-Petithory dans "La diététique de la longévité" éditions Odile Jacob
(5) Sophie Lacoste dans "Les surprenantes vertus du jeûne", 2013, éditions Leduc.S.
(6) PNAS du 31 mars 2008.

Et pour finir :

Quelques perles anti-jeûne de nos nutritionnistes, médiocres, mais néanmoins très médiatisés :

« Passé un délai de trois ou quatre jours de jeûne, on risque la mort subite et ensuite la destruction d’organes vitaux comme le foie. »
Jean-Michel Cohen dans le JT de 20h sur TF1 le 19 mars 2009.
Il y a donc une vie après la mort … ?

« Un tiers de ce que l’on perd pendant un jeûne, c’est de la graisse, un tiers c’est de l’eau et un tiers des muscles. Si c’est un peu de biceps, ce n’est pas grave. Mais si c’est un tiers du muscle cardiaque, ça devient très très grave. »
Jean-Michel Cohen dans « Science on tourne », France 2 du 13 octobre 2007.
Oui, Monsieur, ça devient très très grave de dire des bêtises pareilles : il n’y a aucun rapport entre « un tiers de la perte » et « un tiers du muscle cardiaque ».

Pire : « Les oiseaux migrateurs perdent 50 % de leur poids pendant la migration – en jeûnant »
Professeur Yvon le Maho dans « Le peuple migrateur ».
S’ils brûlaient leur muscle cardiaque, ILS NE REVIENDRAIENT JAMAIS CHEZ NOUS.

« Le seul jeûne physiologique acceptable est celui qui a lieu pendant la nuit de sommeil. Au-delà, il y a prélèvement sur les réserves, et donc obligatoirement affaiblissement de l’organisme. »
Jean-Marie Bourre dans Le Figaro du 21 octobre 2013, page 13.
À quoi servent les réserves s’il ne faut pas s’en servir ?

« La détox n’est pas une affaire de produits miracles, mais de gestes quotidiens très simples. Quand vous mangez une pomme, épluchez-la et vous n’aurez pas besoin d’éliminer les pesticides qui se trouvent sur la peau. »
Frédéric Saldman dans « Télé-Matin » du 4 mars 2009.
Je suppose qu’il nous conseille la même chose pour les fraises d’Espagne – produits à éviter ABSOLUMENT, avec ou sans la peau…
Le même, chez Dechavanne dans l’émission "Du fer dans les épinards" :
« Il est dangereux de conseiller de telles pratiques… Il y a eu beaucoup de morts sur des jeûnes. » C’était en 1997.
En 2013, dans son actuel best-seller « Le meilleur médicament, c’est vous », on trouve CINQ PAGES EN FAVEUR DU JEÛNE, avec cette conclusion :
« Je vous conseille d’essayer (le jeûne intermittent) et de juger par vous-même les effets ressentis. »
En voilà un qui a retourné sa veste, et à 180° ! C’est un geste que beaucoup d’autres seront obligés de faire dans un avenir très très proche…

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