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Pollution lumineuse : un perturbateur endocrinien avéré

Ce n’est pas une association environnementale cette fois, mais l’Académie Nationale de Médecine qui met en garde contre la pollution lumineuse : pour cette instance, l’exposition à la lumière la nuit devrait être considérée comme un perturbateur endocrinien. Elle nous empêche de sécréter correctement la mélatonine, une hormone qui régule notre horloge biologique et notre sommeil. Les chiffres sont éloquents : la fréquence des cancers du sein chez les infirmières exposées à la lumière artificielle la nuit est jusqu’à 200 % plus élevée que chez les femmes qui dorment la nuit. Par ailleurs – et c’est sans doute une information à transmettre à votre municipalité si, comme la nôtre, elle continue à éclairer les rues toutes les nuits en continu – une étude observe une incidence plus élevée de cancer du sein dans les quartiers éclairés d’une ville par rapport à ceux qui ne le sont pas, et ce dans plusieurs pays. Sans doute, cet argument pourrait-il contrer les fausses raisons populistes arguant que l’éclairage des rues est un gage de sécurité pour les habitants. Et là, il ne s’agit que des humains… La pollution lumineuse est également catastrophique pour la faune et la flore, et représente un gâchis écologique que la planète n’est plus en mesure de supporter.

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Pour aller plus loin

La protection de la nuit, un enjeu pour l’ensemble du vivant

Éteignez les lumières ! En France, la production de lumière artificielle a quasiment doublé en vingt ans. La pollution lumineuse devient un problème sérieux qui concerne l’ensemble du vivant. Médecins, scientifiques, biologistes, astronomes tirent la sonnette d’alarme pour faire valoir les bienfaits de la nuit. La lutte pour l’obscurité est devenue essentielle mais s’oppose à des traditions millénaires de culte de la lumière.

Oui, les herbicides sans glyphosate sont aussi des poisons !

Les débats sur l’interdiction du glyphosate seraient-ils un leurre ? La molécule n’est sans doute pas la plus toxique parmi les produits qui composent le Roundup de Monsanto, mais c’est le seul déclaré. C’était déjà une des conclusions des recherches du Pr Gilles-Éric Séralini et de son équipe en 2005. À la suite d’une de ses nouvelles études sur les produits cachés dans les herbicides nouvelle génération commercialisés sans glyphosate, neuf associations de défense de l’environnement ont porté plainte le 1er décembre dernier auprès des autorités sanitaires.