Que faut-il manger si vous avez de la goutte ?

L’excès d’acide urique peut mener à la crise de goutte, ainsi qu’à des troubles rénaux. Bonne nouvelle : il suffit souvent de modifier son alimentation pour s’en débarrasser !
Le capitaine Haddock s’en plaignait souvent avec force gros mots, cloué dans son fauteuil, le gros orteil violacé. Quiconque a déjà subi une crise de goutte lui pardonnera volontiers ses dérapages verbaux. Car lorsque l’excès d’acide urique se cristallise dans les articulations, notamment celle du gros orteil, ça fait mal. Très mal. Mais la goutte peut aussi s’attaquer aux articulations des genoux, du pied, de la cheville, de la main et même du coude. La douleur, très vive, s’accompagne d’un gonflement compact, dur, qui apparaît très rapidement, et d’une chaleur et rougeur locales typiques de l’inflammation.
Trop « d’entrées », pas assez de « sorties »
Le côté désagréable de la chose : on ne « sent » pas venir la crise. Brutale, elle n’a pourtant rien d’inéluctable puisqu’elle n’éclate qu’après des années d’excès d’acide urique. Les principales causes de l’hyperuricémie (trop d’urée dans le sang), donc de la goutte, sont soit un excès alimentaire, notamment de purines, soit un excès d’alcool, soit une mauvaise élimination (pas assez de consommation d’eau ou/et prise de médicaments diurétiques). Souvent, une conjonction des trois…
Et maintenant l’injustice : on peut subir une crise de goutte alors que le taux d’urée est normal ou, à l’inverse, avoir une uricémie outrageusement élevée sans jamais faire de crise. Mais ce sont là des exceptions.
Hommes de tous âges, femmes ménopausées, personnes en surpoids : attention
Trop d’acide urique nuit à bien des égards. Si vous êtes concerné, recadrez votre alimentation afin d’éviter de fâcheuses conséquences. Surtout si vous sortez d’une crise de goutte, car si vous ne modifiez rien à votre hygiène de vie, elle récidivera. La goutte concerne principalement les hommes, surtout amateurs de bons repas. Cependant, une fois passée la ménopause, les femmes doivent aussi être vigilantes. Enfin, les kilos en trop prédisposent aux crises de goutte. Plus on est obèse, plus le risque s’élève.
Quelques grandes règles alimentaires
Si vous avez « trop d’acide urique », les aliments à éviter sont, pour une fois, plus importants que ceux à privilégier. Cela ne veut pas dire qu’ils sont interdits, mais à consommer avec grande modération, et même à proscrire totalement en phase de crises de goutte. Le mieux est sans doute de vous en déshabituer totalement.
D’une manière générale :
- buvez beaucoup d’eau tous les jours, ou des potages (bouillons clairs), des infusions…
- limitez les apports en protéines, surtout animales (viande, poisson)
- mangez davantage de fruits, de légumes (attention, pas tous)
- si vous êtes en surpoids, perdez vos kilos en trop. C’est une priorité
- alcalinisez vos repas en consommant par exemple un agrume à chaque repas (jus, salade de fruit, boisson…).
Concernant les modes de cuisson
Pour une fois, nous vous déconseillons la cuisson à l’étouffée, qui a tendance à concentrer les minéraux. C’est parfait pour l’ensemble de la population, mais mauvaise idée pour vous qui, au contraire, cherchez à diluer sans relâche.
Le maître mot de votre nouvelle assiette : la modération
Il ne s’agit pas vraiment de faire un régime (limité dans le temps), mais plutôt de prendre de nouvelles habitudes alimentaires qui vous mettront, espérons-le, à l’abri d’une future crise de goutte.
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