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Torsion du testicule : réagissez vite avant qu’il ne soit trop tard

En réalité, ce n’est pas le testicule qui se tord – rappelons qu’il s’agit d’une glande en forme d’abricot – mais le cordon spermatique auquel il est appendu comme un fruit sur sa tige. On devrait donc parler de «torsion du cordon spermatique», un cordon constitué d’artère, de veine, de nerf et d’un vaisseau spermatique appelé « canal déférent » (qui véhicule le sperme). La torsion du cordon spermatique est rare et concerne l’homme à tout âge, avec une période à risque entre 10 et 18 ans.

Spirale dangereuse

Lors de la torsion, le cordon fait une spirale sur lui-même, favorisée par le poids du testicule qui pivote. En général, le testicule gauche pivote dans le sens contraire des aiguilles d’une montre, et le droit, dans le sens horaire. Résultat de cette « spirale », le testicule n’est plus vascularisé, car le sang ne passe plus du fait de l’étranglement. Attention au risque de nécrose, autrement dit à la destruction irrémédiable du tissu testiculaire. Pour autant, il arrive parfois que le cordon se détorde sans l’intervention du médecin ou du patient. Mieux vaut ne pas prendre de risque et consulter quand même devant toute douleur testiculaire.

Douleur soudaine

Difficile pour le patient de « passer à côté » de la torsion, tant la douleur est importante. Elle siège dans le scrotum (enveloppe des bourses). Brutale (elle réveille la nuit), intense et unilatérale (l’un ou l’autre des testicules), la douleur gêne la marche et s’accompagne parfois de vomissements. Le testicule est ascensionné. La bourse est rouge et douloureuse à la palpation ou lorsqu’on la mobilise. Mais il n’y a pas de fièvre et pas de brûlure urinaire, deux paramètres absents qui montrent qu’il ne s’agit pas d’une infection urinaire.

Détorde le cordon…

Toute douleur aiguë au niveau d’une bourse nécessite au minimumuneconsultationchirurgicale afin de déterminer s’il s’agit d’une véritable torsion ou d’une pathologie aux symptômes similaires (voir encadré). Lorsque le diagnostic est certain, le chirurgien opère en urgence afin de détordre le cordon, geste suffisant pour permettre au sangartérield’irriguerànouveaule testicule. Pour éviter une récidive et protéger l’autre testicule, le chirurgien va les « fixer ».

… dans les 6 heures qui suivent

Schématiquement, on dispose de 6 heures pour sauver le testicule. Au-delà, le risque de nécrose est de 50 %. Après 12 heures, le testicule est condamné. Et, dans ce cas, on dispose heureusement de prothèses simulant à la palpation un vrai testicule. Même avec un seul testicule, la fertilité n’est pas compromise et il n’y a pas non plus de troubles de l’érection.

PIÈGES DIAGNOSTIQUES

Traumatisme. La douleur est immédiate. Un hématome testiculaire, voire une fracture du testicule, sont toujours possibles. L’examen du scrotum lève toute ambiguïté en retrouvant un hématome ou une ecchymose.
Hernie étranglée. Une anse intestinale fait saillie dans le scrotum. Elle peut devenir douloureuse mais la palpation testiculaire, elle, est indolore ,au contraire de la torsion du cordon. La hernie s’accentue lors des efforts de toux et le scrotum augmente alors de volume.
Colique néphrétique. La douleur est intense, siège d’abord dans la région lombaire (« les reins ») et irradie d’un côté ou de l’autre du scrotum. Mais la palpation du scrotum et des testicules est indolore.
Orchi-épididymite. Il s’agit d’une infection d’une partie du testicule qui s’accompagne d’une fièvre, d’une infection urinaire et parfois d’un écoulement urétral.

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