Les 10 bons gestes "hygiène intime au féminin"

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Tampons, protège-slips, cups, produits lavants, parfumants, désodorisants locaux… Comment adopter une bonne hygiène sans s’intoxiquer ?

Pendant longtemps, les femmes ont adopté une hygiène féminine simple (lavage "normal" en même temps que la douche) et utilisé des tampons et serviettes hygiéniques jetables sans trop se poser de questions. Puis, brusquement, on s’est ému de la composition des produits en contact plus ou moins prolongé avec les muqueuses intimes. Parallèlement, le marché de "l’hygiène féminine" a explosé, allant des gels lavants pour petites filles dès 2 ans (oui, 2 ans) aux tampons réutilisables en passant par les lotions parfumées… aux perturbateurs endocriniens. Avons-nous vraiment besoin de tout cela ? Faire le tri devient aussi compliqué que crucial. Pourtant, la logique est toujours la même : moins, c’est mieux. Plus on s’éloigne du simple et du naturel, plus on risque les irritations, des allergies, ainsi que des désorganisations locales du microbiote pouvant provoquer, à terme, des situations vraiment compliquées.

Résidus de pesticides, dioxines, phtalates, nanoparticules, agents blanchissants ou encore hydrocarbures aromatiques polycycliques, colorants et autres additifs… voilà ce qui se cache derrière certains gels lavants intimes. Ou les "voiles effet soyeux" et autres "dynamic fit technologie" pour des tampons jetables de compétition, dont les customisations hyper techniques ne servent à rien sinon à faire payer plus cher un produit "technologique" polluant et intoxicant à l’avantage discutable. Qui a envie de mettre ces produits au quotidien en contact avec sa zone génitale, dans son vagin plusieurs jours par mois ? Et au-delà, pourquoi jeter à la poubelle des protections gorgées de sang utilisées seulement une fois ? Certes, les molécules douteuses sont présentes en faibles quantités, mais en matière de perturbateurs endocriniens ou d’éléments allergisants, cela suffit à faire de gros dégâts. D’autant que ces produits sont en contact prolongé avec les muqueuses, des zones chaudes et humides d’échanges importants avec le système sanguin. Rengaine désormais connue : moins on utilise de produits et moins ceux-ci renferment de molécules, mieux c’est. On peut vérifier ce que contiennent les produits d’hygiène cosmétiques, mais pas ce qu’il y a dans les protections périodiques, qui répondent à une autre législation.

Choc toxique : dû à une bactérie, pas aux polluants

Le syndrome du choc toxique (SCT) est certes rare – 20 cas déclarés chaque année en France, pour 20 millions de femmes – mais très grave. Il conduit chaque année à des morts et à des amputations de membres. Il est dû à une bactérie à laquelle on laisse trop de temps pour se reproduire en milieu clos (tampon/cup). Raison pour laquelle il faut absolument changer sa protection interne dans les 6 h maximum (donc à éviter la nuit si vous êtes une marmotte : préférez une serviette).

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