Que manger contre la déprime…

Personne n’est à l’abri d’un coup de blues, la vie n’est pas toujours tendre et il est normal d’être triste après un choc psychologique, ou même sans raison particulière. Mais en brandissant sa fourchette, on peut très bien limiter l’impact des soucis et ne pas se laisser envahir par la déprime. Faites connaissance avec les bons aliments pour voir la vie en rose !

L’hiver n’en finit pas, le printemps semble inaccessible, on se lève, il fait nuit et, comble de malheur, on s’est peut-être bien arrondi de quelques centimètres pendant les fêtes. Sans compter les hauts et surtout les bas liés à cette saison bien nommée « mauvaise » : pépins de santé, suites de rhumes, grippe et autres bronchites. Bref, un vrai cocktail pour déprimer. Si l’assiette n’y met pas un peu du sien, on est parti pour un vague à l’âme qui pourrait bien se transformer, petit à petit, en vraie dépression.

Coups, bleus et bosses

On a longtemps cru que les coups de déprime touchaient surtout les personnes «manquant de volonté» et que, par conséquent, on pouvait régler tous les troubles de l’humeur grâce à la psychologie, la psychanalyse et autres thérapies purement mentales. C’était totalement occulter l’aspect biologique du problème. Puis vint l’ère des médicaments pour « soigner les baisses de moral », bref, les pilules du bonheur. Exit la parole, place au 100 % biologique, on avait découvert que les infortunés déprimés sécrétaient trop de ceci ou manquaient de cela. Et jamais personne pour souligner l’aspect «hygiène de vie», pourtant primordial pour résister aux coups, bleus et bosses infligés par l’existence. Comme si notre cerveau était déconnecté de notre corps ! Heureusement, certains psychiatres ne cessent de répéter qu’avec des aliments choisis, un minimum d’exercice physique et de gestion du stress, on vient à bout de l’immense majorité des déprimes et même des dépressions. Car les problèmes nous atteignent plus ou moins durement en fonction de notre état, de notre capacité à les « digérer ». Et tout se passe bel et bien dans la tête… mais n’a rien d’imaginaire !

Notre cerveau : un grand sensible

C’est que notre cerveau est un grand sensible. Une baisse de carburant (sucre), pas assez de vitamines ou de minéraux, des mauvais gras, et le voilà qui fait grise mine. En outre, pour communiquer entre eux, les neurones émettent ce qu’on appelle des neurotransmetteurs, sortes d’hormones dans le cerveau. Il y a la sérotonine, apaisante, la dopamine, au contraire stimulante, etc. Nos cellules ne peuvent fabriquer ces messagers de la joie de vivre sans une quantité suffisante de protéines. Quant à la vitamine C, remarquable anti-stress, elle éveille l’esprit dans tous les sens du terme. Dans ce tableau ci-dessous, vous allez découvrir une multitude d’aliments. C’est normal. Pour notre confort mental, nous avons besoin d’une très large panoplie d’éléments nutritionnels. La notion « Mangez varié et équilibré » prend ici toute sa dimension. Vous vous rendez compte du nombre de petites mains qui concourent à nous rendre joyeux plutôt que grincheux ?

Retrouver ses marques, redonner un sens à l’existence n’est pas qu’une affaire d’assiette. Lumière du jour, exercice physique voire sport plus soutenu, balades à l’air pur, épanchement dans le creux d’une oreille bienveillante, loisirs et repos sont aussi des ingrédients indispensables de la joie de vivre. Pensez-y : ils ne sont pas en option.

Le coup de pouce qui change tout

Si vous êtes très déprimé, que vous avez de multiples raisons de manquer de certaines vitamines ou que vous ne mangez que trop rarement du poisson gras, il va falloir passer à la vitesse supérieure sinon vous ne vous en sortirez pas. Une cure de vitamines B (il faut prendre l’ensemble des vitamines B car toutes fonctionnent en synergie), d’oméga 3 spécial humeur et de magnésium marin (surtout pas de magnésium « basique », très mal absorbé donc inutile) vous redonneront le sourire en quelques semaines maximum.


LES BONS RÉFLEXES ALIMENTAIRES

Vos amis

  • Pas d’humeur égale sans alimentation régulière du cerveau en carburant.
    Les sucres lents sont là pour ça. Les meilleures sources : légumes secs, céréales complètes (y compris pain complet, pâtes complètes), fruits et légumes frais, petits pois. Il faut en consommer à chaque repas, surtout au dîner.
  • Au petit déjeuner : jambon, oeufs brouillés, fromage, viande froide ou, pourquoi pas, saumon mariné (à la mode nordique !), c’est le meilleur moyen de partir du bon pied. Avec un fruit frais et un grand bol de thé ou de café (sans sucre et surtout sans faux sucre), c’est le bonheur. Ensuite, un peu de protéines à chaque repas. Merci ! Sinon, vous trouverez vos protéines végétales dans les graines de soja, les lentilles, haricots, pois chiches et pois cassés, les oléagineux (cacahuètes, amandes) et les céréales.
  • Les vitamines B sont indispensables. Chacune apporte ses bénéfices : la B1 favorise les états de relaxation, la B6 contribue à la bonne humeur et à la détente, la B9 est anti-tristesse et mélancolie (surtout pour les personnes âgées), la B12 possède d’indéniables propriétés contre la fatigue chronique.
    Les bonnes sources : viandes (mention spéciale pour le porc, le poulet, le foie), crustacés, oeufs et poissons, noisettes, pain complet, céréales complètes, champignons, légumes frais (surtout asperges, épinards, carotte, chou, haricots verts), fromages.
  • Le magnésium contrôle l’humeur. En manquer, c’est automatiquement être vulnérable au stress, parfois de façon spectaculaire. Or, la majorité des Français sont en déficit ! Multipliez les apports : buvez de l’eau minérale très riche en magnésium (Contrex, Hepar, Badoit), y compris dans vos boissons chaudes (thé, tisanes).
    Autres sources : fruits de mer (surtout bulots), céréales complètes (riz, pâtes, pain au levain, flocons d’avoine…), cacao/chocolat (noir, 2 carrés, pas plus !), légumes (verts et secs), fruits oléagineux (amandes, noisettes, noix, pistaches…) à consommer nature (non grillé/salé) tels quels ou en poudre dans les plats.
  • Les oméga 3 (poissons gras : saumon, anguille, hareng, maquereau, sardine… et la plupart des produits de la mer) sont de fidèles amis de l’humeur et de la joie de vivre. En consommant plus d’oméga 3, on fait reculer les déprimes et même les dépressions, y compris la célèbre dépression « saisonnière » jusque là uniquement rattachée à un manque de lumière en hiver. Comptez au minimum 3 plats de poissons gras par semaine !
  • Au dîner, pour augmenter son taux de sérotonine, cap sur les oeufs, laitages, dinde, poisson, soja, tomate, aubergine, avocat, pain au blé complet, banane, datte, noix et prune, tous augmentent indirectement son taux.
  • Quand on déprime, on est fatigué. Crevé. Épuisé, du matin au soir. Vive la vitamine C ! Fruits et légumes frais et crus sont les seules sources dignes de ce nom, surtout les agrumes, kiwi, fraises, choux, persil.
  • Boudin, foie (ou pâté de foie, ou même mousse), viande rouge : ces 3 aliments renferment un maximum de fer, susceptible de manquer surtout aux femmes. Les oeufs et les huîtres en apportent également. Les végétariens peuvent être « limites » bien qu’il soit tout à fait possible de trouver du fer dans les végétaux.
  • Bienvenue au riz, aux légumes secs, asperges, poireaux, persil, céréales complètes et choux. Pour une absorption optimale, associez systématiquement une source de vitamine C (fruit frais ou filet de citron).
  • Eau minérale riche en calcium (et en magnésium : voir + haut), choux, cresson, légumes verts, amandes, yaourt, lait fermenté – Le calcium est le principal nutriment « anti-anxiété ».
  • Noix du Brésil, poissons, produits de la mer – Un déficit en sélénium expose à une morosité pouvant aller jusqu’à la déprime.

Vos ennemis

  • Plats tout préparés (pizza, quiches, frites industrielles…), viennoiseries, les céréales du matin grasses et sucrées… Leurs mauvaises graisses (surtout les «trans») prennent la place des bonnes dans le cerveau.
  • Sucres et sucreries (bonbons, caramels, etc.) : ils génèrent des hypoglycémies, donc des variations d’humeur.
  • Attention à l’alcool et au café, tous deux à manier avec précaution et parcimonie.

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