Que manger contre la fatigue ?

C’est l’automne. Les journées ensoleillées de l’été ne sont plus qu’un pâle souvenir. Et votre belle énergie aussi… Retrouvez le tonus dans votre assiette : le combat se déroule avant tout à coups de fourchette !

Il fait gris, froid, les virus n’attendent qu’une petite faiblesse pour vous assaillir, vous avez l’impression que votre corps pèse une tonne, qu’il se déplace aussi lourdement que celui d’un hippopotame, tout en étant musclé comme un moineau. Le soir, vous iriez bien vous coucher avec les poules et le matin, vous aimeriez rester sous la couette, comme une marmotte. Oubliez tous ces animaux, sortez du zoo, et redevenez un être humain en pleine forme ! Et si des velléités d’hibernation venaient à vous effleurer l’esprit, gardez en tête que santé et énergie sont toujours liées. Plutôt que de vous laisser envahir par une apathie version « ne me réveillez pas avant le 21 mars prochain », prenez les armes : coings, pommes, poires, potiron, châtaignes, noix… le nuancier de couleurs et de saveurs à votre disposition devrait vous réveiller.

Fatigue physique ou nerveuse ?

Dans votre corps, que se passe-t-il ? Deux possibilités.

Soit les cellules sont à bout de souffle. Elles ne produisent pas suffisamment d’énergie, ne brûlent pas assez de calories. Il faut relancer la machine, réactiver la chaudière, en apportant les matières premières adéquates : magnésium, vitamines, acides aminés… D’autant que, cerise sur le gâteau, ces éléments déficients peuvent provoquer… des insomnies ! On avait bien besoin de ça…

Soit vous sortez d’une période nerveusement très éprouvante, et les messagers de votre cerveau fonctionnent au ralenti. Vos neurones tournent à vide, vous n’êtes pas vraiment motivé pour vous lever le matin, vous n’en voyez pas l’intérêt. Tout vous paraît lourd, pesant. Vous êtes victime du stress. Ce dernier, première cause de fatigue de nos jours, épuise littéralement le corps, car, en nous maintenant en état de vigilance (l’inverse de « relaxation »), il mobilise toutes nos ressources en permanence. Résultat, une porte qui claque fait grimper notre tension au plafond, nos muscles se contractent, le magnésium s’enfuit des cellules… aggravant notre sensibilité au stress, bref : l’organisme se met sur la défensive… tandis qu’une personne « normalement » stressée l’entendra à peine. Et des portes qui claquent, des klaxons, des objets qui se mettent sur notre chemin, il y en a toute la journée !

Le sommeil, les loisirs, le plaisir, les changements de rythme sont salutaires mais souvent insuffisants. Il faut « recharger les batteries », d’autant que le manque de vitamines et minéraux empêche le corps de produire l’énergie, le plongeant dans un vrai cercle vicieux.


Les bons réflexes alimentaires

  • Cap sur le magnésium. Ce doit être votre obsession. Multipliez les apports : l’eau minérale très riche en magnésium (Contrex, Hepar, Badoit), c’est la base. Utilisez-la pour vos boissons chaudes (thé, tisanes), et même pour la cuisson du riz, des pâtes – que personne ne vous oblige à plonger dans des hectolitres de liquide. Toutes les céréales complètes : riz, pâtes, pain (au levain), flocons d’avoine… Les légumes (verts et secs). Les fruits oléagineux (amandes, noisettes, noix, pistaches…) à consommer nature (non grillés/salés) tels quels ou en poudre dans les plats.
  • Deuxième arme : la vitamine C. Elle est anti-fatigue, vous le savez bien. Pas un repas sans crudité et/ou fruit cru, parmi ceux renfermant le + de vitamine C : choux (tous), persil, épinard, cresson, radis… cassis, myrtilles, fraises, kiwi, citron, orange, pamplemousse.
  • Troisième « base » : la vitamine B1. Elle permet la transformation des aliments en énergie et fait défaut à nombre d’entre nous (et à presque tous les « fatigués ! »). Une chance : on la trouve globalement dans les aliments recommandés aussi pour leur teneur en magnésium (céréales, légumes secs, oléagineux) mais aussi dans la viande, surtout celle de porc.
  • La déshydratation fatigue ! Pensez à boire dans la journée, l’équivalent de 8 verres d’eau. Vive le thé, ça marche aussi, 2 à 3 tasses dans la journée, mais loin des repas (il empêche l’absorption du fer). C’est beaucoup mieux que le café, dont la caféine épuise les neurones.
  • Boudin, foie (ou pâté de foie, ou même mousse), viande rouge : ces 3 aliments renferment du fer, susceptible de manquer notamment aux femmes. En cas de fatigue physique intense associée à de la pâleur et à un essoufflement au moindre effort, ET/OU à une déprime, une déficience en fer est possible. Consommez l’un de ces aliments une fois par jour jusqu’à ce que les symptômes disparaissent.
  • Oui aux oméga 3 (huile de colza, poissons gras : saumon, anguille, hareng, maquereau, sardine…), amis de l’humeur et de la joie de vivre !
  • Si vous êtes végétarien, vérifiez que vous associez correctement les aliments entre eux (céréales + légumes secs) et en quantité adéquate pour obtenir suffisamment de protéines. Attention à la carence en B12, fréquente et menant directement à une grosse fatigue.
  • Supprimez totalement les sucres et sucreries, et évitez au maximum les céréales raffinées (pain, pâtes, riz blancs) : ces « anti-aliments » puisent dans nos réserves de minéraux et de vitamines pour être assimilés, ce qui est une vraie source de fatigue.
  • Limitez au maximum la consommation d’alcool (1 verre de vin rouge par jour maxi) et de café. Tous deux accélèrent la fuite de magnésium et sont néfastes pour les vitamines.

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