Des recettes naturelles avec la bruyère

bruyere

« Mois de juillet, la faucille au poignet », pars dans les landes, les dunes et les bois, faucher les sommités fleuries de la Calluna vulgaris, la bruyère à balai (du grec callunein signifiant « nettoyer, balayer »). En effet, des rameaux de cette petite bruyère appelée « fausse bruyère », maints balais rustiques furent confectionnés. Mais, selon les connaissances actuelles, on peut affirmer que cette plante ne nettoie pas uniquement le sol, mais aussi l’organisme. Elle possède des propriétés dépuratives et diurétiques qui la rendent indispensable dans le traitement des infections de l’appareil urinaire ainsi que des rhumatismes. Elle aide à se débarrasser de l’excès d’urée, mais aussi d’acide urique (surtout pour les gros mangeurs de viande qui ont une alimentation chargée en purines). Riche en flavonoïdes et en tanins, en arbutine (antibactérien) et en éricodine (désinfectant), la bruyère a également une action antiseptique, sédative et anti-inflammatoire. Apéritive, elle rééquilibre la flore intestinale. Ce sont les sommités fleuries et parfois les feuilles qui sont utilisées en phytothérapie. Les sommités fleuries se cueillent dès la floraison. En dehors des tisanes composées, en ces mois d’été, préférez la bruyère fraîchement cueillie.

Pour lire la suite

Déjà abonné·e ?

Pourquoi s’abonner à Rebelle-Santé ?

Magazine

À lire aussi

Bruyère (Calluna vulgaris)

On l’appelle brande, péterolle, bucane, brégotte, pétrelle, craquelin, bronde ou encore brèle. La bruyère fait partie des éricacées. L’une des particularités de la bruyère est d’être calcifuge, c’est-à-dire qu’elle fuit le calcaire. Les espèces utilisées en Europe pour leurs propriétés médicinales sont les bruyères sauvages : l’Erica cinera et la Calluna vulgaris.