Andrographis (Andrographis paniculata)

Utilisation de cette plante sous forme de comprimé pour renforcer vos défenses immunitaires ou prévenir les infections respiratoires.
L’andrographis est employée depuis des siècles en médecine orientale (en médecine ayurvédique indienne en particulier où on l’appelle Chirreta) comme bactéricide, tonique et antidiarrhéique pour soigner nombre de pathologies parmi lesquelles les infections, les vers intestinaux, la fièvre, l’inflammation des muqueuses intestinales, le choléra, le diabète. Elle prévient l’empoisonnement consécutif aux morsures de serpent et ses glucosides auraient un effet similaire, si ce n’est supérieur, au chardon-Marie pour protéger et régénérer les cellules hépatiques. D’après plusieurs études cliniques récentes, cette plante serait également une merveilleuse amie pour ceux qui, habituellement, passent l’hiver la goutte au nez et le mouchoir à la main.
Qui peut le plus…
On raconte qu’en Inde, en 1919, une terrible épidémie de grippe aurait été stoppée par l’andrographis et aujourd’hui, l’OMS reconnaît l’usage de cette plante pour la prévention et le traitement des infections respiratoires comme le rhume, la sinusite, la bronchite et la pharyngite.
Des études probantes pour soigner le rhume
Si l’andrographis est employée depuis des siècles avec succès en médecine ayurvédique, ce n’est que récemment que les vertus de cette plante ont été scientifiquement prouvées. Les preuves de son efficacité se sont même accumulées ces dernières années. En février et en avril derniers, deux synthèses portant sur plusieurs essais randomisés en double-aveugle ont montré que l’andrographis, seule ou associée à une autre plante (l’éleuthérocoque), donnait de très bons résultats pour traiter les infections respiratoires sans complication. Une étude portant sur la pharyngite (chez 152 personnes) a comparé les effets d’une molécule de synthèse, l’acétaminophène (paracétamol) à ceux de l’andrographis : la plante s’est avérée aussi efficace que le médicament, que ce soit pour faire baisser la fièvre ou calmer le mal de gorge.
Et pour prévenir les infections
On pense que la plante est particulièrement efficace sur les infections respiratoires parce qu’elle possède à la fois des effets immunostimulants, anti-inflammatoires et fébrifuges. Quant à son efficacité anti-rhume, l’andrographis semble prévenir ce type d’infection dans 50 % des cas au moins.
Une plante intéressante contre le sida
Il ne s’agit pas de faire croire au miracle et de dire que l’on peut soigner le sida avec l’andrographis, mais une société californienne, Paracelsian, a mis au point un médicament contenant un extrait d’andrographis, l’Androvir, qui a donné lieu à une étude à l’université de naturopathie de Bastyr, aux Etats-Unis (Seattle). Certes, les participants étaient peu nombreux, 16 personnes séropositives en tout, mais les résultats sont prometteurs. Durant l’essai, les patients n’ont pas pris d’autres antiviraux et leurs paramètres immunologiques ont été surveillés de près. Sur les 16 personnes, deux ont arrêté à cause du goût amer du produit, un parce qu’il a fait une réaction allergique. L’étude a duré six semaines et a donné les résultats suivants : une baisse moyenne de la charge virale de 38 % et une augmentation des T4 (précieux lymphocytes très sur- veillés en cas de sida) de 31 %. La charge virale d’un des participants a même baissé de 83 % ! Le taux de globules blancs a également augmenté. Après l’arrêt de ce traitement, tous les participants, sauf un, ont retrouvé les valeurs initiales de leurs paramètres immunologiques, ce qui indique qu’il faudrait continuer la cure. Des études plus longues et avec davantage de participants seront sans doute menées prochainement.
Où ? Quand ? Comment ?
Chez nous, on ne trouve pas dans la nature cette plante très amère. On se contente donc de la prendre sous forme de comprimés vendus en magasins de diététique ou en parapharmacies.
En général, on conseille de la prendre à raison de 400 mg d’extrait normalisé trois fois par jour, en cure de 20 jours à un mois, pour prévenir les infections ou donner un petit « coup de fouet » à son système immunitaire, aux changements de saison par exemple. Pour soigner un rhume, on commence dès les premiers signes et jusqu’au retour de la pleine forme au moins !
Précautions
La plante ne crée pas d’effets indésirables connus aux doses où elle est généralement indiquée mais on préfère la déconseiller aux personnes souffrant de la vésicule biliaire, sauf sur avis médical. Autre mise en garde : l’andrographis pourrait avoir des effets abortifs : les femmes enceintes devront donc s’en passer.
Associations
Vous pouvez tout à fait associer l’andrographis à d’autres plantes adaptogènes comme le ginseng ou l’éleuthérocoque, à la vitamine C ou encore à l’échinacée lorsque vous vous savez sensible aux infections en général !
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