Des recettes naturelles avec le bouillon-blanc

Tisane aux fleurs dans une tasse en verre, idéale pour la relaxation, avec des fleurs jaunes flottant à la surface, sur une planche en bois, décorée de fleurs séchées violettes et jaunes, ambiance apa.

« Diminuez les maux du peuple, vous diminuez sa férocité, comme vous guérissez ses maladies avec du bouillon », disait Sébastien-Roch Nicolas de Chamfort au XVIIIe siècle. Et si, dans ce contexte présent agité que nous vivons, vous buviez une tasse apaisante de bouillon à l’odeur mielleuse ? De ce bouillon-blanc, de cette herbe de Saint-Fiacre, la molène, aux vertus adoucissantes ? Cette grande plante de deux mètres de haut se distingue par ses larges feuilles molles cotonneuses et ses grands épis de fleurs jaunes odorantes. Cueillez de préférence les jeunes feuilles avant la floraison et ramassez les fleurs au fur et à mesure de leur épanouissement. Faites-les sécher à l’ombre, à la chaleur et à l’air sur des plateaux ajourés. Riche en mucilage, émolliente et pectorale, la plante est indiquée dans les problèmes respiratoires. Dioscoride la recommandait contre les piqûres de serpent et les affections pulmonaires. Associée à d’autres plantes et grâce à ses propriétés anti-bactériennes et anti-inflammatoires, elle soigne bien d’autres maux digestifs et urinaires, favorise le sommeil et apaise les douleurs de dents, les plaies, les brûlures et les démangeaisons. Les plantes utilisées ci-après sont sèches, sauf indication contraire.

Selon Hildegarde von Bingen

Si on a le cœur faible et attristé, faire cuire le bouillon-blanc avec de la viande, du poisson ou en gâteau, sans autre herbe ; il réconforte et réjouit le cœur. Si on est enroué ou si on a mal dans la poitrine, faire cuire du bouillon-blanc et du fenouil en poids égaux, dans du bon vin, filtrer dans un linge et en boire souvent, on retrouvera la voix et on se guérira de la poitrine…

Le livre des Subtilités des Créatures Divines.

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