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Des recettes naturelles avec le pin

"Vent frais, vent du matin, vent qui souffle aux sommets des grands pins..." Mais de quel pin s’agit-il car il en existe de nombreuses espèces, selon les sols et les climats. En phytothérapie, c’est principalement le pin sylvestre, Pinus sylvestris, surnommé pin sauvage ou pin d’Écosse, que l’on emploie, mais tous ont des propriétés proches.

L’huile essentielle de térébenthine, expectorante et antiseptique, est issue essentiellement du pin maritime, Pinus pinaster, dont la sève est renommée contre les rhumes. Les pignons de pin riches en acides gras essentiels et en oligo-éléments viennent du pin parasol, P. pinea. Dans cet article, je parlerai des bourgeons et aiguilles, riches en essence aromatique, aux propriétés antiseptiques et expectorantes, antibactériennes, diurétiques et toniques. Les bourgeons se récoltent du mois de février au mois de mars, quand ils sont collants de résine. On les fait sécher dans une pièce aérée pendant un à deux mois. Si vous cherchez des bourgeons de pin dans le commerce, sachez qu’ils sont généralement vendus sous le nom de “bourgeons de sapin”. Quant aux aiguilles, vous les utiliserez fraîches. Vous pourrez d’ailleurs agrémenter vos salades de l’extrémité tendre des jeunes pousses. Vous privilégierez le pin sylvestre à l’écorce écailleuse de teinte orangée et aux petites aiguilles réunies par deux. Mais ne craignez pas la confusion avec les autres pins : pinaster, nigra, pinea, halepensis ou cembra, tous conviennent.

Voie interne

Contre les affections respiratoires et en cas de bronchite

Infusion concentrée : versez un litre d’eau bouillante sur 25 à 30 g de bourgeons secs. Couvrez, laissez reposer une heure, filtrez, sucrez car l’infusion est très amère et buvez plusieurs tasses dans la journée.

Infusion composée : dans un litre d’eau bouillante, jetez une cuillerée à café de baies de genièvre, une cuillerée à soupe de fleurs d’hysope sèches, deux cuillerées à soupe de bourgeons de pin et une cuillerée à soupe de fleurs sèches de sureau. Couvrez, patientez quinze minutes, filtrez, ajoutez du miel d’eucalyptus et buvez plusieurs tasses chaudes dans la journée.

Sirop réservé aux adultes : dans un pot en verre ou en terre, versez 60 g de bourgeons secs et 50 g d’eaude-vie. Couvrez et laissez reposer une heure. Ajoutez un litre d’eau bouillante, couvrez et oubliez pendant environ six heures. Filtrez, pesez, ajoutez le même poids de sucre. Faites cuire au bain-marie ou à très petit feu jusqu’à l’obtention d’un sirop. Conservez dans un flacon en verre. Prenez cinq cuillerées à soupe par jour.

Inhalation : préparez une décoction avec 20 g de bourgeons secs ou d’aiguilles fraîches pour un demilitre d’eau que vous porterez à ébullition jusqu’aux premiers bouillons, sans oublier de mettre un couvercle sur votre casserole (vous reverserez les gouttelettes accumulées sous le couvercle dans la décoction car elles sont chargées d’huile essentielle). Cette inhalation dégage les bronches.

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Pour aller plus loin

Des recettes naturelles avec la prêle des champs

La prêle des champs, Equisetum arvense, pousse dans les milieux humides et argileux. Contrairement à la prêle des marais (toxique), la prêle des champs a, soit des tiges uniquement terminées par un épi, soit des tiges stériles sans épis mais avec des feuilles. Et ce sont ces tiges feuillues qui apparaissent après les tiges en épis, ces “queues de cheval”, que vous récolterez. Si vous avez des doutes, procurez-vous la plante en herboristerie. La prêle est très riche en silicium, calcium, fer, magnésium, potassium… Elle est reminéralisante, diurétique et cicatrisante, et garantit votre bien-être mais également celui de votre jardin. Les tisanes et autres préparations doivent être prises en interne sur un temps court plusieurs fois dans l’année. Elles sont déconseillées chez les jeunes enfants et les femmes enceintes.

Des recettes naturelles avec le houblon

Humulus lupulus, le houblon, est une liane aux tiges volubiles. Ses feuilles rêches opposées rappellent celles de la vigne. On le nomme bois du diable, car il grimpe aux arbres dans le sens contraire des aiguilles d’une montre, désordre attribué à l’action de Satan. Cependant, dans certains jardins de curés, on le cultivait… Double paradoxe, car la culture ne concerne que les pieds femelles… Satan se cache partout… Trêve de plaisanterie : ces curés-là étaient sans doute plus convaincus des bienfaits du houblon que de son odeur sulfureuse.

Des recettes naturelles avec l’églantier

L’églantier, Rosa canina, est un rosier sauvage, un arbrisseau de 2 à 3 mètres de haut qui pousse dans les haies et les friches. Ses aiguillons fortement crochus couvrent de longues tiges dressées finissant par se courber. C’est le rosier sur lequel Aphrodite s’est blessée, colorant de son sang les pétales blancs. Cependant, bien que les fleurs simples à cinq pétales soient souvent roses, certains individus persistent dans leur blancheur.