La chute de cheveux occasionnelle chez la femme

L’alopécie, ou perte des cheveux, souvent associée aux hommes, concerne aussi les femmes et peut se révéler traumatisante. Quand elle est soudaine et diffuse, c’est un effluvium télogène. Zoom sur les causes qui la déclenchent et les réflexes à privilégier pour la prévenir.

Au nombre de 100 000 à 150 000 en moyenne par tête, nos cheveux, tout comme notre peau, révèlent notre santé et notre vitalité. Si une soixantaine tombe normalement par jour, au-delà de 100, la chute est pathologique. Passagère ou définitive, réactionnelle ou héréditaire, il existe différents types de chutes de cheveux : la calvitie, l’alopécie congénitale, l’alopécie localisée, la pelade ou l’effluvium télogène, une perte soudaine et temporaire.

Le cycle pilaire

La vie d’un cheveu, qui peut durer de 3 ans pour un homme à 6 ans pour une femme, est une succession de 3 phases au cours desquelles il croît, persiste, régresse puis tombe.

La phase anagène. C’est la phase de croissance du cheveu pendant laquelle les cellules matricielles du bulbe se multiplient activement.

La phase catagène. Période de transition durant laquelle le follicule pileux devient inactif.

La phase télogène. C’est la phase d’élimination au cours de laquelle le cheveu mort, refoulé par un autre cheveu en phase anagène, va tomber.

La succession de ces 3 phases est influencée par des facteurs hormonaux et vasculaires. Quand l’un de ces éléments est déséquilibré, un grand nombre de cheveux, jusqu’à 70 %,  passe anormalement et rapidement de la phase anagène à la phase télogène. Le cycle pilaire est accéléré, la chute des cheveux est brutale. C’est un effluvium télogène aigu.

Les facteurs déclenchants

Les origines d’une chute brutale et importante des cheveux sont multiples et parfois difficiles à identifier :

  • stress, fatigue, choc émotionnel, choc opératoire,
  • accouchement, fausse couche ou interruption de grossesse,
  • régimes ou déséquilibres alimentaires (perte de poids rapide et importante) provoquant des carences en fer,
  • variations hormonales (ménopause) ou changements de saison,
  • forte fièvre (température supérieure à 39° pendant plusieurs jours),
  • traitements médicamenteux (antidépresseurs),
  • hyperthyroïdie…
    Une fois le stress passé, la chute régresse et les follicules pileux reviennent progressivement en phase active entre 3 à 6 mois. Il faut toutefois compter une année complète pour retrouver une densité de chevelure normale.

Les bons réflexes

Si le Minoxidil, un vasodilatateur en vente libre, est souvent prescrit par les dermatologues pour le traitement de la perte des cheveux, il n’est pas non plus dénué d’effets secondaires et son efficacité dans le cas d’une alopécie passagère est remise en cause. Pis, il aurait tendance à aggraver les symptômes et à repousser leur résolution spontanée et complète.

Pour prendre soin de ses cheveux et prévenir leur chute, une hygiène de vie saine et de bons réflexes sont recommandés.

  • Privilégier une alimentation riche en vitamines et nutriments, qui fortifie le cheveu de l’intérieur.
    – Les vitamines du groupe B et notamment la vitamine B6 (levure de bière, poissons gras, poulet, œufs, lentilles, pollen…) nourrissent et participent au renouvellement des cellules du follicule pileux.
    – Le zinc (huîtres, foie, sésame, noix…) stimule la croissance des cheveux.
    – Les acides aminés soufrés : cystéine et méthionine (fruits de mer, poulet, crucifères, légumineuses…). Associés à la vitamine B6 et au zinc, ils servent à synthétiser la kératine, constituant majeur des cheveux.
    – La vitamine A (abats, poissons, beurre…) favorise la croissance de la fibre capillaire et aide le cuir chevelu à maintenir son hydratation.
    – Le fer (volaille, viande rouge, poisson, légumes verts, légumineuses…) participe à la nutrition des cellules de reproduction du cheveu.
    – Le magnésium (oléagineux, chocolat, céréales complètes, légumes verts et secs…), essentiel à notre organisme, contribue à réduire le stress et aide à lutter contre la perte des cheveux.
    – Et aussi sous forme de cures : la vitamine D qui stimule la phase anagène du cycle pilaire et la silice, efficace pour dynamiser la croissance des cheveux.
    – Sans oublier l’eau, à boire par petites gorgées, tout au long de la journée.
  • Se préserver du stress
    C’est l’une des causes majeures du déséquilibre du cycle pilaire. Les techniques douces de relaxation sont les bienvenues. Elles aident à travailler le souffle et à mieux respirer, un plus pour faire baisser la pression et se recentrer : yoga, qi gong, shiatsu, sophrologie, méditation…
  • Protéger ses cheveux
    Des tractions excessives (brossages vigoureux, tressage, crêpage) et des agressions chimiques (colorations, permanentes, lissage) qui les fragilisent, des rayons UV du soleil qui favorisent leur chute et du tabac et de l’alcool qui les assèchent.
  • Opter pour des massages doux du cuir chevelu
    Sans friction et avec bienveillance, du bout des doigts, à l’aide de mouvements circulaires, ces massages détendent et stimulent la microcirculation du cuir chevelu. Effectués pendant la pose du shampooing, ils aident de plus à en faire pénétrer les actifs.
  • Essayer la coupe énergétique
    Mise au point par le coiffeur Rémi Portrait, cette coupe au rasoir pratiquée suivant les méridiens de la médecine traditionnelle chinoise stimule la circulation sanguine du cuir chevelu et dynamise la pousse des cheveux. Vibratoire, elle agit sur tous les organes et contribue à ralentir la chute des cheveux.

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